Entre 2012 et 2017, des débris issus du tsunami de 2011 au Japon ont transporté 289 espèces marines vivantes à travers l’océan Pacifique, les échouant sur les côtes d’Hawaï et de la côte ouest des États-Unis. Ces espèces comprenaient des moules, des vers, des crustacés et d’autres organismes côtiers, dont beaucoup n’étaient pas censés survivre à un tel voyage. Les débris, composés de matériaux plastiques et de fibre de verre non biodégradables, ont offert un environnement stable permettant à ces organismes de survivre six ans ou plus.
Le tsunami, déclenché par un séisme de magnitude 9,0 le 11 mars 2011, a atteint des hauteurs de 38 mètres sur la côte de Tōhoku, arrachant des millions d’objets au littoral japonais et les emportant dans le Pacifique Nord. Ces objets, incluant bouées, caisses, bateaux et pontons, ont formé une flotte qui a commencé à s’échouer sur les côtes américaines et hawaïennes à partir de 2012. La lenteur de leur déplacement — à une vitesse de 1 à 2 nœuds — a laissé à certains organismes le temps de s’adapter à leur nouvel environnement, malgré un trajet considéré comme biologiquement improbable.
Une équipe de chercheurs dirigée par James Carlton, du Williams College, aux côtés de Greg Ruiz, du Smithsonian Environmental Research Center, et de John Chapman, a mené un inventaire de cinq ans des espèces présentes sur ces débris. Leurs conclusions, publiées dans la revue Science le 28 septembre 2017, ont révélé la présence de 289 espèces vivantes originaires du Japon. Les moules étaient les plus fréquentes, suivies par les vers, les hydrozoaires, les crustacés et les bryozoaires. Les chercheurs estiment que ce chiffre représente probablement un plancher, car d’autres espèces ont pu passer inaperçues.
Les débris se sont échoués le long d’un vaste littoral, allant d’Hawaï à l’Alaska et à la Californie. L’utilisation de matériaux non biodégradables comme le plastique et la fibre de verre, devenue courante à partir du milieu du XXe siècle, a permis à ces objets de rester à flot pendant de longues périodes. Les chercheurs s’attendent à ce que la proportion de tels matériaux dans les océans continue d’augmenter. L’étude souligne que le terme « envahissant » pourrait être trompeur, car l’inventaire documente le franchissement d’espèces plutôt que leur établissement sur les côtes américaines.
Ce phénomène, décrit comme sans précédent dans l’histoire connue, a des implications pour la biogéographie marine. Il montre qu’un tsunami ou une tempête majeure, combiné à des matériaux non biodégradables, peut déplacer une portion entière de littoral. Un exemple en est le gastéropode Crepidula onyx, originaire de la côte ouest américaine mais devenu une espèce envahissante au Japon. Il est désormais revenu en Amérique, accroché à des débris japonais.
Des débris du tsunami ont transporté 289 espèces marines japonaises à travers le Pacifique jusqu'aux États-Unis et à Hawaï
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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