Les nouvelles règles de retraite en France s'appliquent uniquement aux personnes dont la retraite de base commence le 1er janvier 2027 ou après. Ceux qui se sont déjà retirés avant cette date continueront à être soumis aux règles actuelles. Pour les nouveaux retraités à partir de 2027, les règles dépendent de l'âge. Si quelqu'un se retire avant l'âge légal de la retraite, tout revenu provenant d'un nouveau travail sera directement déduit de sa pension, euro pour euro. Entre l'âge légal de la retraite et 67 ans, les retraités peuvent combiner leur pension avec un revenu professionnel, mais uniquement jusqu'à un plafond attendu à 7 000 euros de revenu brut annuel. Si leurs revenus dépassent ce montant, leur pension sera réduite de 50 % du surplus. Ce plafond de 7 000 euros n'a pas encore été officiellement fixé par décret. Une fois que quelqu'un atteint 67 ans, il pourra combiner sa pension avec un revenu professionnel sans plafond, et le travail pourra également contribuer à de nouveaux droits à la retraite.
Les retraités qui exercent un second emploi continueront à bénéficier de la combinaison de leur pension et de leur revenu professionnel. La réforme de 2027 ne supprime pas ce bénéfice, et les nouvelles règles ne s'appliquent pas à eux. Par exemple, une personne qui s'est retirée en 2024 et qui perçoit 2 500 euros par mois de pension, tout en gagnant 1 500 euros par mois grâce à un emploi, restera sous l'ancien régime en 2027 et ne sera pas automatiquement soumise au nouveau plafond de 7 000 euros.
La combinaison d'un emploi et d'une pension fait référence à la possibilité de percevoir une pension tout en ayant un revenu provenant d'une activité professionnelle. Dans une Société par Actions Simplifiée (SAS), qui est un type d'entreprise française, les dividendes versés aux actionnaires sont considérés comme un revenu de capital et ne sont pas traités comme un revenu professionnel. Si une SAS distribue environ 12 000 euros de dividendes par an sans verser un salaire ou d'autres formes de rémunération, ces revenus ne sont pas ajoutés à la pension lors du calcul de la combinaison d'emploi et de pension.
Le fait qu'une personne continue de travailler dans une SAS n'entraîne pas automatiquement une considération des dividendes comme un revenu professionnel au regard de la combinaison de la pension. Toutefois, il est essentiel de maintenir une séparation claire entre les rôles. Cela inclut la conservation des procès-verbaux des réunions qui décident régulièrement de la distribution des dividendes, l'assurance qu'il existe suffisamment de profits disponibles pour la distribution, et la confirmation qu'aucun paie ne soit enregistré et que les dividendes ne soient pas utilisés comme une forme discrète de salaire pour le président.
Un président d'une SAS peut être considéré comme un employé si son poste est rémunéré. L'autorité fiscale française, URSSAF, cible spécifiquement les « présidents et gestionnaires rémunérés de SAS » en tant qu'employés. Par exemple, une personne retraitée qui perçoit une pension de 2 500 euros par mois et qui reçoit 1 000 euros par mois en dividendes d'une SAS n'est pas considérée comme percevant un revenu professionnel de l'entreprise, tant que le rôle de président reste non rémunéré. Cependant, il existe un risque que URSSAF considère ces dividendes comme un salaire dissimulé si le président travaille effectivement sans être directement payé.
Pour réduire les risques, il est important de s'assurer que les 12 000 euros de dividendes sont distribués de manière authentique et légale. Cela inclut la présence de profits suffisants disponibles pour distribution, des comptes financiers approuvés, une décision régulière de distribuer les dividendes, ainsi qu'un montant déterminé selon les droits des actionnaires. Des précédents juridiques montrent que URSSAF peut contester les cas où des retraits personnels ont été effectués pendant l'année et présentés plus tard comme dividendes, sans que de distribution officielle n'ait été décidée. Par conséquent, la méthode de retrait de l'argent doit être soigneusement examinée. Si 1 000 euros sont transférés chaque mois directement sur un compte personnel, le processus comptable doit être plus rigoureusement examiné.
Il convient de prêter attention à deux scénarios distincts : l'un où les dividendes ont été régulièrement décidés et où le compte courant est en crédit, permettant des retraits selon les besoins, et l'autre où des retraits sont effectués avant toute décision de distribution, créant un solde débité. Dans le second cas, le risque que URSSAF considère les retraits comme un avantage en nature soumis à cotisations est plus élevé. Le grand-livre du compte courant de l'associé (compte 455) doit être soigneusement surveillé. Si, par exemple, 15 000 euros en dividendes sont crédités au compte après une assemblée générale, et que des montants plus petits sont ensuite retirés selon les besoins, cela est moins risqué. Cependant, si le compte commence à zéro et que les retraits créent un solde débité avant une distribution ultérieure de dividendes qui ramène le compte à zéro, cela pourrait être perçu comme un avance sur le compte courant, ce qui pourrait être considéré comme un avantage en nature. Il est donc essentiel d'assurer que le compte 455 reste en crédit grâce aux cotisations ou aux dividendes attribués précédemment.
Nouvelles règles de retraite en France et leur impact sur les retraités et les présidents de SAS
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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