Au Somaliland, le groupe armé Al-Shabaab a mis en place des réglementations environnementales qui servent également ses objectifs militaires et politiques plus larges. Un rapport publié le 1er octobre 2026 par le Centre sur les groupes armés révèle comment le groupe utilise ces mesures pour consolider son contrôle sur les populations locales, en particulier dans les zones touchées par des conditions de sécheresse sévère. Al-Shabaab impose des règles strictes sur l'utilisation des ressources, comme limiter l'accès à l'eau et contrôler les pratiques agricoles. Ces politiques sont présentées comme des efforts pour gérer des ressources rares, mais elles servent aussi à accroître l'influence du groupe et à garantir l'obéissance des communautés locales. En se positionnant comme un fournisseur de stabilité en temps de crise, Al-Shabaab renforce sa légitimité et son autorité. Les habitants des zones touchées par la sécheresse subissent souvent des conséquences sévères en cas de violation de ces règles environnementales. Le rapport met en lumière des cas où des individus ont été punis pour avoir utilisé trop d'eau ou cultivé sans autorisation. Ces mesures restreignent non seulement l'accès aux ressources essentielles, mais elles créent aussi une dépendance envers Al-Shabaab pour répondre aux besoins vitaux. L'enquête du Centre sur les groupes armés souligne la relation complexe entre la gouvernance environnementale et le conflit en Somalie. Bien que les politiques d'Al-Shabaab puissent sembler répondre à des défis environnementaux immédiats, elles sont profondément liées aux objectifs stratégiques du groupe visant à maintenir son pouvoir et son contrôle dans une région déjà fragilisée par l'instabilité et la rareté des ressources.