Les marchés mondiaux des céréales et de l'énergie ont enregistré des variations de prix minimes le 23 octobre 2026, dans un contexte d'incertitudes persistantes et de difficultés logistiques en mer Noire.
Les prix du blé peu modifiés
Les prix du blé sur les marchés mondiaux ont très peu évolué le 23 octobre 2026, malgré les incertitudes persistantes. Le contrat de décembre 2026 au Chicago Board of Trade (CBOT) a clôturé à 625 cents le boisseau, en hausse de seulement 0,25 cent par rapport à la veille, tandis que le contrat de mars 2027 a légèrement reculé à 637,50 cents.Le maïs recule sur les grandes bourses
Les prix du maïs au CBOT ont également baissé, le contrat de décembre 2026 perdant 4,50 cents pour s'établir à 456 cents le boisseau, et le contrat de mars 2027 reculant de 4 cents à 470,25 cents. À Euronext, le contrat de novembre 2026 a clôturé à 283,75 €/t, en baisse modeste de 1,25 €/t.La faiblesse de la demande à l'exportation freine le rebond du blé
Le ralentissement de la reprise des cours du blé au CBOT est attribué à une demande à l'exportation faible. Les engagements d'exportation américains récents ont atteint 239 600 tonnes, un volume inférieur aux attentes du marché. Par ailleurs, les États-Unis ont fait état de ventes d'exportation de maïs de 1,527 million de tonnes, dont près d'un tiers à destination du Mexique.La logistique en mer Noire reste préoccupante
La situation en mer Noire demeure tendue, le conflit entre l'Ukraine et la Russie perturbant la logistique et les exportations de céréales. Les exportations russes de céréales ont fortement chuté : le chargement dans les ports a atteint 1,135 million de tonnes au début du mois d'octobre, contre 4,515 millions de tonnes un an plus tôt.Les ports européens font face à des défis logistiques
Le report des exportations de céréales vers les ports baltes n'a pas totalement compensé les perturbations en mer Noire. Depuis le début de la campagne, les ports de la mer du Nord ont chargé 875 000 tonnes, tandis que le terminal de Novorossiïsk n'a expédié que 59 600 tonnes, bien loin des 1,7 million de tonnes enregistrées un an plus tôt.Les prix européens du maïs restent fermes
Les prix du maïs en Europe sont restés stables : le contrat de novembre 2026 sur Euronext a clôturé à 283,75 €/t, en légère baisse de 1,25 €/t. Le contrat de mars 2027, en revanche, est resté inchangé à 265,25 €/t. Les prix physiques en France ont également peu varié.La rareté du maïs fait grimper les prix en Europe
La pénurie de maïs en Europe soutient les prix physiques : en Pologne, le prix du maïs humide a progressé d'environ 58 % et celui du maïs sec de 42 % par rapport à l'année précédente. En Italie, les prix du grain jaune ont augmenté de 17 % en raison de la faible disponibilité et des difficultés logistiques.L'Ukraine pourrait réorienter ses cultures en 2027
Les agriculteurs ukrainiens pourraient modifier sensiblement leur assolement en 2027, en réduisant les surfaces consacrées aux céréales au profit des oléagineux comme le soja et le tournesol. La culture du maïs pourrait diminuer jusqu'à 50 %, tandis que les surfaces de blé pourraient se réduire de 15 à 17 %.Légère baisse des prix du maïs en France
Les prix français du maïs ont perdu environ 1 €/t sur les principales places de marché, clôturant autour de 271,5 €/t à La Pallice et de 309,5 €/t dans la zone de Pontivy-Guingamp. Les échanges internationaux ont comporté un achat à 285,3 $/t C&F pour la Tunisie, ainsi que des ventes d'exportation américaines de 239 600 tonnes de maïs et de 1,527 million de tonnes de blé.Changes et pétrole : évolutions mineures
Le 23 octobre 2026, le taux de change euro-dollar s'établissait à 1,1204, légèrement inférieur à celui de la veille. Les cours du pétrole ont progressé, le Brent dépassant 116 dollars le baril et le WTI au-delà de 103 dollars. La vigueur du dollar était manifeste, et le rapport Commitments of Traders a fait état d'une baisse des positions acheteuses nettes des fonds.