Le blé et le maïs chutent fortement

Les prix du blé et du maïs ont fortement baissé vendredi 15 octobre 2026, tant au Chicago Mercantile Exchange (CBOT) qu'à Euronext, selon des informations de plusieurs sources.

Baisses des cours au CBOT

Au CBOT, les prix du blé ont reculé de 2 à près de 10 cents par boisseau selon les contrats, le contrat de décembre 2026 perdant 9,50 cents pour s'établir à 660,5 cents par boisseau et le contrat de mars 2027 cédant 9,25 cents pour atteindre 675 cents par boisseau. Les prix du maïs ont également baissé au CBOT, le contrat de décembre 2026 perdant 3,75 cents par boisseau pour se situer à 474,25 cents par boisseau et le contrat de mars 2027 reculant de 4,50 cents pour atteindre 486,5 cents par boisseau.

Baisses des cours sur Euronext

Sur Euronext, les prix du blé ont diminué de 2 à un peu plus de 3 euros la tonne selon les contrats, le contrat de décembre 2026 reculant de 2,50 euros la tonne pour s'établir à 243,75 euros la tonne et le contrat de mars 2027 cédant 3,25 euros la tonne pour atteindre également 243,75 euros la tonne. Les prix du maïs sur Euronext ont aussi fortement chuté, le contrat de novembre 2026 perdant 8,75 euros la tonne pour s'établir à 292,50 euros la tonne, le contrat de mars 2027 reculant de 4,50 euros la tonne pour atteindre 271,25 euros la tonne, et le contrat de mai 2027 diminuant de 4,25 euros la tonne pour se situer à 268 euros la tonne.

Des conditions météorologiques favorables stimulent les récoltes

Le recul des prix des céréales est attribué à des conditions météorologiques favorables dans les principales régions productrices mondiales, notamment les États-Unis, l'Europe et l'Australie, qui ont amélioré les perspectives de récolte et de semis. Toutefois, la baisse des prix est limitée par les difficultés logistiques en mer Noire et par un recul de la production de maïs en Europe.

Recul des surfaces de blé en Russie

En Russie, les surfaces consacrées au blé diminuent pour la quatrième année consécutive en raison d'une rentabilité insuffisante, avec une baisse totale d'environ 3 millions d'hectares. Si cette tendance se poursuit, la production russe pourrait diminuer de 14 à 18 millions de tonnes en 2027/28. À court terme, l'impact reste limité, les marchés étant davantage influencés par les récoltes actuelles et les flux d'exportation.

Difficultés d'exportation en mer Noire

En Ukraine et dans le sud-ouest de la Russie, les précipitations attendues sont également favorables aux cultures d'hiver, mais les inquiétudes des marchés dans cette région concernent davantage les conditions d'exportation que les perspectives de production. Les exportations russes de blé devraient tomber à seulement 2,5 millions de tonnes en octobre, contre 5,4 millions de tonnes un an plus tôt, selon les estimations de SovEcon.

Le Brésil améliore les perspectives pour le maïs

Au Brésil, les pluies atteignent progressivement les principales zones agricoles du Centre-Ouest, améliorant l'humidité des sols et renforçant les perspectives de la prochaine récolte de maïs safrinha. Le Brésil étant devenu un acteur majeur des exportations mondiales de maïs, cette évolution est considérée comme un facteur à la baisse pour les prix internationaux.

L'euro se renforce légèrement

L'euro a légèrement progressé face au dollar vendredi, le taux de change s'établissant à 1,1239 dollar contre 1,1217 dollar la veille. L'euro s'échangeait à 1,1233 dollar le matin à 6h40 (heure de Paris).

Avancement des récoltes en France

En France, la récolte de maïs touche à sa fin, avec 92 % des surfaces de maïs récoltées, contre 53 % à la même époque l'an dernier et 46 % en moyenne sur les cinq dernières années. Selon le bulletin Céré'Obs publié vendredi par FranceAgriMer, 15 % des surfaces de blé prévues avaient été semées au 12 octobre, contre 4 % la semaine précédente.

Nouveau contrôle du Baltic Grain Terminal

Bunge Global SA et CM Holding A/S ont obtenu l'autorisation de la Commission européenne pour prendre conjointement le contrôle du Baltic Grain Terminal (BTZ), situé dans le port polonais de Gdynia. Les deux groupes disposent d'une concession de 30 ans et prévoient de moderniser considérablement les installations et d'accroître les capacités de chargement et de stockage.

Le corridor de la mer Noire reste en suspens

Le président Volodymyr Zelensky a indiqué le 18 octobre à Bloomberg que la Russie n'avait accepté aucune des propositions visant à rétablir un corridor maritime sécurisé en mer Noire, malgré les initiatives de la Turquie, de l'Inde et de l'Égypte. Notons toutefois que la Roumanie a récemment proposé la création d'un commandement militaire conjoint de l'OTAN en mer Noire afin de renforcer la sécurité régionale.