Les prix mondiaux du blé et du maïs ont baissé fin octobre 2026 en raison de l'abondance de l'offre et de la forte production des principaux exportateurs.
Baisse des prix mondiaux des céréales
Les prix du blé et du maïs ont reculé sur les marchés mondiaux entre le 16 et le 19 octobre 2026, selon La Dépêche Le petit meunier. Les prix du blé au Chicago Board of Trade (CBOT) ont baissé de 1 à plus de 5 cents par boisseau, le contrat de décembre 2026 perdant 5,25 cents pour atteindre 655,25 cents par boisseau.Les marchés européens enregistrent de légères baisses
Sur Euronext, les prix du blé se sont stabilisés autour de 243 à 244 euros la tonne, le contrat de décembre 2026 reculant de 0,25 euro la tonne à 243,50 euros la tonne. Les prix du maïs au CBOT ont également baissé, le contrat de décembre 2026 perdant 7,25 cents par boisseau à 467 cents par boisseau. Sur Euronext, les prix du maïs ont reculé de 1 à 2 euros la tonne sur la plupart des contrats, le contrat de mars 2027 diminuant de 1,25 euro la tonne à 270,25 euros la tonne.Une production élevée et les échanges expliquent la baisse des prix
Le recul des cours est attribué à l'abondance des approvisionnements mondiaux et à des perspectives de production toujours confortables chez les grands exportateurs. Le ministère russe de l'Agriculture a annoncé une production de blé de 140 millions de tonnes en 2026, et les semis de blé d'hiver atteignent 70 %. La campagne céréalière 2025/26 de l'Argentine a vu plus de 105 millions de tonnes de céréales échangées, dont 23,2 millions de tonnes de blé déjà engagées, dont 94 % à prix fixe.Le soutien américain vise à maintenir une production soutenue
Les États-Unis apportent un soutien financier de 8 milliards de dollars à leurs agriculteurs dans le cadre du programme Harvest Fuel Relief (HFR), dans le but de maintenir des niveaux de production élevés et de soutenir la liquidité des producteurs américains. Cette aide vise à garantir la poursuite de la production nationale et la stabilité des marchés.Les céréales ukrainiennes trouvent de nouvelles routes d'exportation
Les exportations de céréales ukrainiennes ont gagné en fluidité grâce à l'axe roumain, avec une hausse des exportations ferroviaires vers la Roumanie, la Hongrie et la Pologne. Toutefois, des problèmes de coordination entre les opérateurs ferroviaires privés et le gestionnaire d'infrastructures en Roumanie ralentissent les flux vers le port de Constanța. La Hongrie a indiqué qu'elle était disposée à autoriser le transit des céréales ukrainiennes par son territoire, à condition que ces céréales ne soient pas vendues sur le marché intérieur mais acheminées vers l'Europe de l'Ouest.Spéculation et effets monétaires
Les fonds spéculatifs adoptent des positions opposées entre le CBOT et Euronext, avec une position nette vendeuse d'environ 29 500 contrats sur le blé SRW au 6 octobre 2026, et une position nette acheteuse de plus de 143 500 contrats sur Euronext au 14 octobre. L'euro s'est légèrement déprécié face au dollar, avec un taux de change de 1,1225 dollar pour un euro le 19 octobre 2026.Légères baisses sur les marchés français
Les marchés physiques français des céréales du 19 octobre 2026 ont enregistré de légères baisses de prix, les prix du blé tendre allant de 220,50 euros la tonne à 249,50 euros la tonne, et ceux du maïs de 265,75 euros la tonne à 316,00 euros la tonne. Le recul des prix mondiaux des céréales est également influencé par les récoltes abondantes en Russie, en Argentine et aux États-Unis, ainsi que par l'augmentation de l'offre ukrainienne acheminée par des routes de transit alternatives.