Franz Welser-Möst et le Cleveland Orchestra sont revenus à la Philharmonie de Paris, interprétant Vier letzte Lieder de Richard Strauss avec la soprano Golda Schultz, suivis d’une exécution de la Symphonie n° 8 de Chostakovitch. Ce retour de l’orchestre en France marquait une absence de près de dix ans, leur dernier concert parisien ayant eu lieu le 22 mars 2020, quelques jours avant le premier confinement lié à la pandémie de Covid-19. L’orchestre s’était produit auparavant à Paris en 2017 avec la Symphonie n° 6 de Mahler, puis en 2015 avec la Symphonie n° 3 du même compositeur. Le concert s’est tenu dans la Grande Salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, nommée en hommage au chef d’orchestre disparu Pierre Boulez, décédé en janvier 2016.
La section des cordes du Cleveland Orchestra a été saluée pour son son distinctif, alliant expression lyrique et clarté. La prestation vocale de Golda Schultz a été applaudie pour sa puissance et son placement, emplissant la grande salle de sa voix. Toutefois, son utilisation du vibrato, notamment dans le lied September, a été jugée trop marquée, limitant quelque peu la qualité musicale globale. La section des flûtes a également été critiquée pour son son trop aigu dans Frühling, ce qui a nui à l’ambiance recherchée.
Dans Beim Schlafengehen, les cordes graves ont offert une base solide à la chanteuse, bien que le violon solo n’ait pas atteint le niveau d’éclat du Konzertmeister de l’Orchestre symphonique de Londres lors d’une précédente interprétation. Pour la Symphonie n° 8 de Chostakovitch, la performance s’est distinguée par une précision rigoureuse, presque militaire, sous la direction de Welser-Möst. L’Adagio a débuté avec neuf violoncelles, joués sans tension ni difficulté. Cependant, le solo de cor anglais n’a pas réussi à atteindre le volume nécessaire, et les flûtes et piccolos ont été décrits comme trop stridents, échouant à traduire le sentiment de malaise voulu dans la partition.
L’Allegretto a été exécuté avec un rythme d’une précision extrême, jugé plus adapté à une exécution froide et formelle qu’à l’image de soldats face à des salves de fusils. L’Allegro non troppo a été critiqué pour son aspect trop mécanique, malgré une cadence parfaitement exécutée et un passage alto puissant. Le Largo a été salué comme un mouvement lent et judicieux, permettant aux violons et au cor solo de briller. Le Finale a été perçu comme manquant de la profondeur émotionnelle souvent essentielle dans les partitions les plus tourmentées de Chostakovitch. Le concert s’est achevé sur un bis inapproprié, Träumerei de Schumann, dans une transcription orchestrale moins connue.
L’Orchestre de Cleveland de retour à la Philharmonie de Paris avec des œuvres de Strauss et Chostakovitch
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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