Le cycle Mahler viennois d'Andris Nelsons débute sous des critiques mitigées, loin des interprétations légendaires de Bernstein et Abbado.
Nouveaux enregistrements de Mahler
Les premiers volumes d'un nouvel enregistrement intégral des symphonies de Gustav Mahler, dirigé par Andris Nelsons à la tête du Philharmonique de Vienne, viennent de sortir. Ce projet, produit par Deutsche Grammophon (DGG) et C Major, vise à proposer l'ensemble des symphonies de Mahler dans une nouvelle interprétation.Accueil critique mitigé
Les critiques ont accueilli ces enregistrements de manière contrastée. Si certains saluent les interprétations, d'autres les jugent seulement moyennement convaincantes, en particulier lorsqu'on les compare aux enregistrements précédents de chefs renommés tels que Leonard Bernstein et Claudio Abbado.Les travaux précédents de Nelsons
Andris Nelsons a connu des succès variables avec ses enregistrements de grands compositeurs. Ses cycles de symphonies de Beethoven et de Bruckner n'ont reçu que des éloges modérés, mais son cycle Chostakovitch à Boston est considéré comme plus réussi.Interprétation de la Troisième Symphonie de Mahler
La Troisième Symphonie, enregistrée pendant le Festival de Salzbourg, présente quelques points forts, notamment dans son premier mouvement, qui mêle passages héroïques et lyriques à des marches militaires. Les mouvements suivants, en revanche, sont critiqués pour leur manque de profondeur et de concentration.Points forts et faiblesses vocales
Un moment remarquable survient dans le cinquième mouvement, où Nelsons accompagne la soprano Violetta Urmana dans un lied fondé sur Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche. Le chœur est salué pour sa transparence et sa fraîcheur, mais l'adagio final est jugé lent et dépourvu de tension.Comparaison avec les chefs du passé
Nelsons n'égale pas, selon les critiques, les réalisations de ses prédécesseurs à Vienne, comme Bernstein et Abbado, dont les enregistrements sont considérés comme supérieurs tant pour le lyrisme que pour l'interprétation. Certains se demandent si une certaine « malédiction » pèse sur les enregistrements viennois de Mahler, tant il est difficile de surpasser des interprétations aussi légendaires.