Le dixième anniversaire de Bach on Sunday a été célébré par un programme spécial de deux heures, produit par Corinne Schneider à l’Auditorium de Radio France. L’événement a permis de revenir sur l’évolution de l’émission au cours de la dernière décennie, adoptant une approche à la fois réfléchie et ouverte sur la musique de Johann Sebastian Bach. Le concert a exploré un large éventail de styles musicaux, du jazz et de l’improvisation aux arrangements contemporains, illustrant comment les compositions de Bach peuvent être adaptées et réinterprétées sur différents instruments comme le piano, l’orgue et le clavecin. Le pianiste de jazz Paul Lay a interprété Beyond Bach de Gabriela Montero, à la fois en solo et avec son ensemble Bach’Groove. Luca Akaeda Santesson a joué la Passacaille et fugue en ré mineur BWV 582 sur l’orgue Grenzing, suivie des Chaconnes BWV 1178 et 1179 au clavecin, interprétées par Benjamin Alard. Lucile Dollat et Éric Lebrun ont joué ensemble, alternant entre le piano et l’orgue pour mettre en valeur l’improvisation comme une partie naturelle de la musique de Bach. La Cantate BWV 35, qui ouvre chaque dimanche la deuxième heure de l’émission à l’antenne, a été interprétée par l’ensemble Il Convito, dirigé par Maude Gratton à l’orgue, avec la mezzo-soprano Lucile Richardot. Cette cantate se distingue par le fait qu’elle est l’une des rares à avoir été composée spécifiquement pour un orgue de concert. La célèbre Chaconne pour violon en ré mineur BWV 1004 a été jouée à l’orgue Grenzing par Éric Lebrun et Marie-Ange Leurent, à partir d’une transcription qu’ils ont créée pour orgue à quatre mains et pédalier. Alma Bettencourt, une organiste de 22 ans en résidence à Radio France depuis trois ans, a interprété Point d'orgue de Martin Matalon, une œuvre commandée qui explore les possibilités de l’orgue Grenzing. La composition se caractérise par un contrepoint complexe et des techniques étendues, comme la réduction de la pression d’air dans les tuyaux pour créer un son distinctif « à bout de souffle ». Le concert s’est terminé par un puissant crescendo, mettant en lumière l’énergie et la liberté expressive de la jeune organiste. À travers Bach on Sunday, produit par Corinne Schneider, la musique de Bach n’est pas présentée comme un legs figé ou immuable, mais comme une forme artistique vivante et en constante évolution. L’émission montre comment ses compositions peuvent être prolongées, réinventées et dotées d’une nouvelle vie grâce à des interprétations variées et des performances innovantes.