Unédic face à des difficultés financières

L'Unédic, le régime d'assurance chômage, aurait pu réduire sa dette si le gouvernement français n'avait pas prélevé 2 milliards d'euros sur ses recettes. Ce prélèvement devrait entraîner un déficit de 600 millions d'euros d'ici 2027, selon un communiqué publié mercredi par l'Unédic.

Les conséquences des prélèvements de l'État

Sans le prélèvement de 2 milliards d'euros, l'Unédic aurait enregistré un excédent de 1,4 milliard d'euros. L'organisme souligne que, depuis 2023, l'État a prélevé 14 milliards d'euros sur ses fonds, ce qui, selon lui, reporte la charge de la dette publique sur les salariés et les entreprises.

Projections de la dette de l'Unédic

L'Unédic estime que, sans ces prélèvements, sa dette aurait atteint 49,4 milliards d'euros à la fin de 2026. Avec les prélèvements actuels, sa dette devrait toutefois dépasser 61 milliards d'euros à la même date, dont plus de 18 milliards d'euros liés à la « dette Covid ».

Prévisions de recettes

L'Unédic prévoit une baisse de ses recettes, à 44,3 milliards d'euros en 2026, en supposant que le nombre de chômeurs indemnisés reste stable à 2,6 millions en 2027 et en 2028. Ces chiffres devraient repartir à la hausse en 2027 et en 2028, à condition qu'aucun nouveau prélèvement ne soit opéré.

Prévisions de dépenses

Selon les prévisions financières de l'Unédic, les dépenses du système d'assurance chômage devraient atteindre 46,6 milliards d'euros en 2026, avec de nouvelles hausses prévues à 48,1 milliards d'euros en 2027 et 48,5 milliards d'euros en 2028.

Critiques précédentes

L'Unédic avait déjà critiqué l'annonce, début octobre, par le gouvernement d'un nouveau prélèvement. L'organisme s'oppose de manière constante à ce qu'il appelle la pratique continue de l'État consistant à transférer sa dette aux salariés et aux entreprises par le biais de ces prélèvements.