Étude de l'Unédic sur la réforme de l'indemnisation chômage

L'Unédic, organisme français chargé de gérer l'assurance chômage, a publié une étude évaluant les effets de la réduction de la durée d'indemnisation pour les personnes qui quittent leur emploi dans le cadre d'une rupture conventionnelle individuelle. Selon les résultats, entre 35 000 et 45 000 personnes de moins percevraient chaque mois une allocation à partir de 2030, par rapport à une situation où les règles actuelles seraient maintenues.

Nouvelles règles de durée d'indemnisation

Selon les nouvelles règles, les personnes âgées de moins de 55 ans peuvent percevoir des allocations chômage pendant une durée maximale de 15 mois après une rupture conventionnelle individuelle. Ce délai est inférieur aux 18 mois prévus pour les autres types de chômage dans la même tranche d'âge. Pour les personnes âgées de 55 ans et plus, la durée maximale est de 20,5 mois. Des prolongations sont possibles sous certaines conditions. Ces règles sont détaillées dans une circulaire publiée par l'Unédic le 22 octobre 2026.

Effets sur la durée d'indemnisation et les bénéficiaires

L'étude prévoit que 46 % à 52 % des personnes entrant à l'assurance chômage par le biais d'une rupture conventionnelle individuelle verraient le nombre de jours qui leur sont indemnisés diminuer. Toutefois, cela ne concernerait que 8 % à 9 % de l'ensemble des personnes qui commencent à percevoir des allocations chômage. L'impact varie selon l'âge et le montant journalier de l'allocation, mais la baisse globale du nombre de bénéficiaires devrait se situer autour de 7 % à 9 %.

Économies budgétaires progressives

Les économies financières générées par la réforme augmenteront progressivement. En 2026, elles devraient être inférieures à 5 millions d'euros, pour atteindre environ 50 millions d'euros en 2027. En 2029, les économies sont estimées entre 670 et 830 millions d'euros, et en 2030, elles devraient atteindre entre 730 et 900 millions d'euros par an. Ces estimations dépendent du fait que les personnes choisissent ou non de prolonger leur indemnisation.