À une distance de 140 années-lumière, une planète massive pourrait orbiter dans la zone habitable d’une étoile brillante et chaude. Bien que son existence n’ait qu’une chance sur deux d’être confirmée, la méthode utilisée pour la détecter a révélé des mondes jusqu’alors cachés. Fin septembre 2026, des astronomes américains ont annoncé un candidat inattendu en orbite autour d’une étoile deux fois plus massive que le Soleil. Leurs résultats, publiés dans The Astrophysical Journal, ont été menés par Logan Wilson et son équipe du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics. Jusqu’à présent, aucune planète n’avait été trouvée à la bonne position autour d’une étoile aussi lumineuse. Ce candidat reste cependant incertain, les chercheurs eux-mêmes estimant à une chance sur deux la probabilité de son existence réelle.
Le candidat est répertorié sous le nom de HD 156295 b. Il aurait une masse 6,3 fois supérieure à celle de Jupiter et mettrait environ 2 200 jours, soit près de six années terrestres, pour compléter son orbite. Il se situerait à une distance de 3,9 unités astronomiques de son étoile, une unité astronomique étant définie comme la distance moyenne entre la Terre et le Soleil. À cette distance, la planète recevrait environ 60 % du rayonnement que la Terre reçoit du Soleil, la plaçant dans la zone habitable où l’eau liquide pourrait potentiellement exister.
Pour détecter cette planète, l’équipe a exploité une caractéristique unique de l’étoile HD 156295, qui appartient à la classe des étoiles Delta Scuti. Ces étoiles pulsent de manière rythmique, comme une horloge, en se dilatant et se contractant à intervalles réguliers. En mesurant les infimes retards dans ces pulsations, les chercheurs ont pu détecter l’influence gravitationnelle d’un compagnon massif. La gravité d’une planète provoquerait une légère oscillation de l’étoile, faisant arriver la lumière de celle-ci un peu plus tôt ou plus tard que prévu.
HD 156295 ne se prête pas aux méthodes traditionnelles de détection des planètes. Les étoiles de type A, comme HD 156295, tournent rapidement et présentent des raies spectrales larges, ce qui rend difficile l’utilisation de la méthode de la vitesse radiale. Détecter une planète par son transit — lorsqu’elle passe devant l’étoile — nécessite également un alignement précis, rare. Sur plus de 6 300 exoplanètes connues, seules quelques-unes orbitent autour d’étoiles de type A. L’équipe a analysé 16 440 étoiles Delta Scuti observées par le satellite américain TESS, conçu pour recenser les exoplanètes par la méthode des transits. Seuls neuf systèmes ont satisfait leurs critères de sélection.
Parmi ces neuf systèmes, huit abritent probablement des naines brunes — des objets plus massifs que les planètes, mais pas assez pour entretenir la fusion de l’hydrogène comme les étoiles. Leurs masses varient de 25 à 59 fois celle de Jupiter, et leurs périodes orbitales s’étendent de 1 100 à 2 800 jours. Le neuvième système est HD 156295. Située à 140 années-lumière, cette étoile est bien plus chaude et lumineuse que le Soleil, brillant neuf fois plus intensément et affichant une température de surface d’environ 7 500 degrés Celsius. Malgré le signal intrigant, les chercheurs estiment qu’il n’y a qu’une chance sur deux pour que la planète existe réellement, le signal se situant à la limite de ce que les données actuelles peuvent confirmer. De futurs instruments, comme le télescope PLATO de l’Agence spatiale européenne, permettront des observations plus précises. Bien qu’une géante gazeuse de cette taille soit peu susceptible d’abriter la vie, le système, âgé d’environ 700 millions d’années, n’a connu qu’un sixième de la durée de vie du Soleil.
Des astronomes identifient une potentielle planète géante dans la zone habitable autour d'une étoile massive
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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