Le Fonds monétaire international (FMI) a conclu un accord de niveau technique avec le gouvernement du Niger concernant un nouveau programme d’appui financier s’élevant à 203 millions de dollars, appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). Ce programme, qui s’étendra sur 38 mois, vise à renforcer la stabilité économique du pays et à s’appuyer sur les réformes engagées précédemment. Il a également pour objectif de soutenir la stratégie de développement du gouvernement pour la période 2025-2029, laquelle s’inscrit dans une initiative plus large appelée Programme de refondation de la République. L’accord doit encore être approuvé par le conseil d’administration du FMI. Si cette approbation est obtenue, un premier versement de 36 millions de dollars pourrait être effectué. Cette avancée intervient après un examen par le FMI de la situation économique du Niger et la finalisation d’un accord de niveau technique sur l’évaluation finale du programme précédent soutenu par la FEC. Julia Bersch, cheffe de mission du FMI à Niamey, a souligné que le programme avait atteint ses objectifs en juin 2026 et que le gouvernement avait continué à régler les dettes en suspens, tant au niveau national qu’international. Dans ses dernières prévisions économiques, le FMI estime que le produit intérieur brut (PIB) du Niger, qui mesure la valeur totale des biens et services produits dans le pays, progressera de 7 % en 2026 et de 6,7 % en 2027. Cette croissance devrait être principalement tirée par le secteur agricole et le secteur extractif, qui englobe des industries comme l’exploitation minière et pétrolière. Le FMI prévoit également que l’inflation, qui mesure le rythme d’augmentation des prix des biens et services, s’établira à 2,2 % en 2027. Par ailleurs, le déficit budgétaire – soit la différence entre les dépenses et les recettes de l’État – devrait représenter 3,4 % du PIB en 2026. Cette projection tient compte des coûts liés à la reconstruction après les catastrophes naturelles et à l’aide aux ménages affectés par la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. À plus long terme, le FMI anticipe un taux de croissance moyen d’environ 6,1 % sur le moyen terme. Cette croissance devrait être soutenue par les industries extractives et par l’augmentation des investissements publics. Toutefois, ces prévisions comportent des risques, notamment l’insécurité persistante, les défis liés au climat et les fluctuations des marchés mondiaux, qui pourraient influencer la performance économique. Les perspectives du FMI mettent en lumière à la fois le potentiel de croissance et la nécessité de poursuivre les efforts pour gérer ces incertitudes. L’accord conclu avec le FMI constitue une étape importante pour le Niger dans sa quête de stabilisation de son économie et de mise en œuvre d’objectifs de développement à long terme. L’appui du FMI devrait permettre au gouvernement de disposer des ressources nécessaires pour poursuivre ses réformes et relever les principaux défis économiques. À mesure que le programme se concrétisera, son succès dépendra de la capacité du gouvernement à honorer ses engagements et à gérer les risques pouvant affecter la progression économique du pays.