Le dernier Pink Sheet de la Banque mondiale met en lumière une hausse notable des prix de l’énergie et des céréales en septembre, avec des impacts variables selon les pays du Maghreb, qui comprend l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. L’Algérie profite de revenus plus élevés tirés des hydrocarbures, tandis que le Maroc subit des difficultés dans son secteur des engrais, et la Tunisie voit son déficit énergétique s’aggraver. Les données, publiées le 2 octobre, indiquent que le prix du baril de Brent est passé de 90,9 dollars en août à 116,8 dollars en septembre, soit une hausse de près de 29 % en un mois. Les prix du gaz naturel en Europe ont augmenté d’environ 20 %, ceux du maïs de 7 %, et ceux du blé d’environ 5 à 6 %.
L’Algérie est la mieux armée pour faire face à cette flambée des prix, car la hausse des cours de l’énergie lui rapporte des revenus significativement plus élevés. Bien qu’elle continue d’importer de grandes quantités de céréales, d’équipements et de biens intermédiaires, l’augmentation des prix du blé et du maïs alourdit ses coûts. Le prix du Brent en septembre était presque 70 % supérieur à sa moyenne de 2025, fixée à 69 dollars, et les prix du gaz européen dépassent de plus du double leur moyenne de l’année dernière. Le Fonds monétaire international (FMI) a souligné que la hausse des prix des hydrocarbures augmente les recettes d’exportation et budgétaires de l’Algérie et a exhorté le pays à utiliser ces fonds pour consolider son budget.
Le Maroc, dépourvu des réserves énergétiques de l’Algérie, est pleinement exposé à la hausse des prix du pétrole. Il dépend en revanche des phosphates et des engrais, dont les prix connaissent également une forte augmentation. Le DAP, un engrais phosphaté majeur suivi par la Banque mondiale, s’échangeait à 800,6 dollars la tonne en septembre, contre une moyenne de 685 dollars en 2025. Le phosphate naturel est resté stable à 170 dollars la tonne depuis juillet, contre 152,5 dollars l’an dernier. Pourtant, ces prix élevés ne se traduisent pas par des revenus plus importants pour l’OCP, le plus grand producteur de phosphates du Maroc. Au premier trimestre 2026, les revenus de l’OCP ont chuté de près de 7 % pour atteindre 20,1 milliards de dirhams, la hausse des prix de vente ne compensant que partiellement la baisse des volumes de ventes et les effets de change. Les résultats semestriels, publiés en septembre, confirment cette tendance, avec un chiffre d’affaires de 48,4 milliards de dirhams, en baisse de 7,3 %, et une chute de 28 % du bénéfice d’exploitation brut. L’OCP attribue cette baisse à l’augmentation des coûts du soufre et de l’ammoniac, qui n’ont pu être entièrement répercutés sur les clients en raison des contraintes des acheteurs. Les ventes d’engrais phosphatés ont également reculé d’environ 22 % dans l’ensemble du secteur, en raison d’une demande réduite en Inde, en Europe et en Afrique.
La Tunisie, qui importe la majeure partie de son énergie, ne dispose ni d’une industrie pétrolière aussi développée que celle de l’Algérie, ni d’un secteur des engrais comparable à celui de l’OCP. Son déficit énergétique était déjà important avant la hausse des prix de septembre. Selon l’Institut national de la statistique, le déficit commercial de la Tunisie pour les huit premiers mois de 2026 a atteint 17,85 milliards de dinars, contre 14,64 milliards un an plus tôt. Le déficit énergétique seul s’élève à 8,93 milliards de dinars, contre 7,15 milliards durant la même période en 2025, soit près de la moitié du déficit total. Le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 73,9 % à 71,4 %. Les données disponibles à la fin août ne reflètent pas encore la hausse du prix du Brent en septembre, mais elles montrent que les importations de produits alimentaires ont augmenté de 17,1 %. Les phosphates n’apportent que peu de soulagement, les exportations du secteur des mines, phosphates et dérivés ayant reculé de 12 % sur la même période.
Les pays du Maghreb subissent un impact inégal de la flambée des prix des matières premières en septembre
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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