Un opioïde de synthèse connu sous le nom de cyclorphone, dix fois plus puissant que le fentanyl, a été associé à plus de quarante décès aux États-Unis au cours des deux dernières années. La substance n’a été identifiée que voici deux ans par le Centre national américain pour la recherche et l’enseignement en sciences médico-légales. Les responsables de la santé s’inquiètent de sa puissance et de la difficulté à détecter sa consommation. Comme la morphine et le fentanyl, le cyclorphone soulage la douleur et procure un effet euphorisant, mais il est plus dangereux en raison de sa tendance à provoquer une détresse respiratoire. Les programmes internationaux de surveillance estiment que le marché du cyclorphone s’étend rapidement, notamment en Amérique du Nord, et il a déjà été détecté plus de 200 fois lors de saisies de drogue dans dix pays. Selon les estimations, il pourrait être responsable d’au moins soixante-dix-huit décès.
En avril, le Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues de la Maison-Blanche a émis une alerte concernant la menace croissante que représente le cyclorphone. Un éditorial publié dans la Revue de la recherche sur la douleur a souligné l’urgence de la situation, affirmant que la létalité et la rapidité d’apparition du cyclorphone en font une menace urgente pour les cliniciens, les premiers intervenants et les professionnels de la santé publique. L’essor du cyclorphone s’inscrit dans une tendance plus large de trafic et d’usage illicite d’opioïdes, qui constitue un problème de santé publique depuis plusieurs décennies. Cette tendance a été alimentée dans les années 1990 par la surprescription de médicaments contre la douleur, entraînant une explosion du marché des substituts non réglementés. De même, le fentanyl, proposé comme alternative à la morphine dans les années 1960, s’est largement répandu. L’interdiction des brorphines en 2022 a laissé la place à de nouveaux opioïdes de synthèse, comme le cyclorphone.
Face à cette crise, des spécialistes s’emploient à trouver des méthodes efficaces pour traiter les surdoses. Un médicament appelé naloxone, qui bloque temporairement les récepteurs mu du système nerveux, est à l’étude. Darinka Mileusnic-Polchan, médecin légiste au centre médico-légal du comté de Knox, a indiqué en février que, si la naloxone ne bloque pas complètement les effets du cyclorphone, plusieurs doses peuvent être nécessaires pour éviter une surdose. Les autorités sanitaires gardent l’espoir que le phénomène ne s’aggrave pas davantage.
L'opioïde synthétique Cyclorphone lié à la hausse des décès par surdose aux États-Unis et à l'étranger
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Slate.fr



