Un cannabinoïde de synthèse connu sous le nom de PTC, qui signifie « pète ton crâne » (expression française signifiant « fais péter ton crâne »), suscite l’inquiétude des autorités sanitaires en raison de ses effets graves sur les adolescents. Cette substance contient des composés comme le 5F-AKB4, dont la puissance est jusqu’à 100 fois supérieure à celle du principal composant du cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC). Contrairement au cannabis traditionnel, le PTC n’est pas détectable par les tests urinaires standard, ce qui rend son identification plus difficile lors des dépistages. On le retrouve souvent dans les e-liquides utilisés dans les cigarettes électroniques et il a été classé comme stupéfiant en France en 2017. Malgré cette classification, sa consommation s’est répandue parmi les jeunes, notamment via le vapotage. Les effets du PTC peuvent être imprévisibles et dangereux, allant des vomissements et des convulsions aux AVC, au coma, voire au décès. Il peut également provoquer des maux de tête sévères, une anxiété soudaine, des troubles du sommeil ou une accélération du rythme cardiaque, appelée tachycardie. Une étude publiée en janvier 2026 dans la Revue de santé scolaire a révélé que les adolescents consommant ces cannabinoïdes de synthèse présentent un risque accru de subir un traumatisme crânien – c’est-à-dire des lésions à la tête ou au cerveau –, probablement en raison des réactions physiques intenses provoquées par la substance. En 2024, plusieurs cas d’intoxication au PTC ont conduit à l’hospitalisation d’adolescents de 15 ans, parfois dans le cadre de défis entre pairs où les participants rivalisent pour consommer des substances de plus en plus dangereuses. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a émis des mises en garde concernant les dangers liés au mélange de cannabinoïdes de synthèse avec d’autres drogues, ce qui peut entraîner des surdoses et des complications graves pour la santé. Ces interactions peuvent amplifier les effets des substances, augmentant ainsi le risque de maladie grave, voire de mort. Parmi les symptômes nécessitant une prise en charge médicale immédiate figurent des maux de tête violents et inhabituels, une anxiété ou une paranoïa soudaine, des changements dans le sommeil ou le comportement, ainsi qu’un rythme cardiaque accéléré ou des sensations d’inconfort après la consommation. Comme les tests urinaires standard ne détectent pas le PTC, certains jeunes pourraient croire qu’ils ne risquent pas d’être repérés s’ils en consomment. Les experts soulignent que la communication ouverte et un soutien non jugeant de la part des adultes sont essentiels pour identifier précocement les signes de consommation de PTC. Alors que l’année scolaire commence, beaucoup appellent à des échanges francs et directs entre adultes et jeunes pour aborder cette problématique croissante de santé publique.