Une étude a révélé une explication possible des effets psychologiques à long terme de la consommation de cannabis pendant l’adolescence. Des scientifiques du Neurocentre Magendie à Bordeaux, en collaboration avec des chercheurs de Barcelone, ont découvert qu’une exposition au cannabis pendant l’adolescence chez des souris provoquait une modification chimique d’une protéine mitochondriale appelée NDUFS4. Cette modification a réduit l’activité mitochondriale et entraîné des changements comportementaux à l’âge adulte, notamment chez les souris mâles. Les travaux, dirigés par Giovanni Marsicano, chercheur Inserm au Neurocentre Magendie, suggèrent que cette modification chimique – appelée déphosphorylation – joue un rôle dans les effets négatifs à long terme de la consommation de cannabis pendant l’adolescence.
Les chercheurs ont constaté que, lorsqu’ils bloquaient cette déphosphorylation chez des souris adolescentes exposées au tétrahydrocannabinol (THC), le principe actif du cannabis, les symptômes comportementaux n’apparaissaient pas à l’âge adulte. Cela indique que la modification chimique de la NDUFS4 est un facteur clé des effets durables du cannabis sur le cerveau. Cependant, cette modification n’a pas été observée chez des souris adultes, ce qui suggère que le processus biologique est temporaire, mais entraîne des conséquences à long terme.
Fait intéressant, l’étude a révélé que les souris femelles n’étaient pas affectées par les changements comportementaux observés chez les mâles. La raison de cette différence entre les sexes reste inconnue et constitue un axe de recherche à approfondir. Ces résultats pourraient avoir des implications importantes pour la médecine préventive, d’autant que la fonction mitochondriale est un domaine scientifique en plein essor. Les chercheurs ont également mis au point un outil moléculaire capable d’augmenter l’activité mitochondriale d’environ 10 %, ce qui peut partiellement contrer les effets du cannabis sur les mitochondries.
Cette étude contribue à mieux comprendre comment des substances comme le cannabis peuvent influencer le développement du cerveau et le comportement au fil du temps. Elle souligne l’importance d’étudier les effets à long terme de la consommation de drogues pendant des périodes critiques de développement, comme l’adolescence, et ouvre la voie à des interventions potentielles visant à atténuer ces effets.
Une étude identifie le mécanisme reliant l'utilisation du cannabis chez les adolescents aux effets à long terme
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Inserm



