Recul de l'activité manufacturière chinoise

L'indice officiel de l'activité manufacturière chinoise est tombé à 49,3 en octobre 2026, contre 50,1 en septembre, selon les chiffres publiés le 31 octobre par le Bureau national des statistiques de Chine. Ce chiffre indique que les entreprises interrogées signalent une dégradation globale de leurs conditions d'activité par rapport au mois précédent.

Des indicateurs clés en contraction

Le sous-indice de la production est passé de 51,7 à 49,8, tandis que le sous-indice des nouvelles commandes a reculé de 50,5 à 49,4. Les petites et moyennes entreprises apparaissent particulièrement vulnérables, leurs indices PMI atteignant respectivement 47,5 et 48,4, alors que les grandes entreprises restent juste au-dessus du seuil d'expansion, à 50,2.

L'activité non manufacturière s'affaiblit également

L'indice d'activité non manufacturière, qui comprend les services et la construction, a lui aussi reculé à 49,7, contre 50,2 en septembre. Dans la construction, le sous-indice d'activité est tombé à 48,0. Les commandes à l'exportation ont baissé à 48,7, contre 50,0 en septembre, et l'indice des importations s'est établi à 47,0.

Les analystes économiques pointent des facteurs

Selon un article de Reuters publié le 31 octobre, le recul de l'activité manufacturière chinoise reflète une demande intérieure hésitante ainsi qu'une baisse des commandes étrangères, après un mois de septembre plus dynamique. Les chiffres officiels révèlent également des disparités, les grandes entreprises se montrant plus résistantes que les plus petites, et certaines activités industrielles de pointe continuant de progresser.

Une interdépendance économique avec l'Europe

La Chine est à la fois un marché et une source majeure de produits intermédiaires et finis pour l'économie européenne. Une demande chinoise moins soutenue peut peser sur les perspectives des exportateurs qui y vendent leurs produits. À l'inverse, une industrie chinoise en quête de clients étrangers peut renforcer la concurrence sur certains marchés européens. L'ampleur de ces effets dépendra des secteurs, des contrats et des décisions commerciales des entreprises.

Des résultats contrastés pour la croissance européenne

La publication de ces chiffres intervient alors que les écarts de croissance au sein de l'Europe sont eux-mêmes marqués. Selon une estimation rapide d'Eurostat du 30 octobre, le PIB de la zone euro a progressé de 0,4 % au troisième trimestre 2026, tandis que l'activité française a reculé de 0,1 %. Ces chiffres mesurent une période différente et ne doivent pas être confondus avec les résultats mensuels de l'enquête chinoise.