Les frais juridiques s’élevant à 2,8 millions de livres sterling constituent désormais une condition nécessaire pour que d’anciens joueurs de rugby puissent poursuivre leurs plaintes contre World Rugby, la Rugby Football Union et la Welsh Rugby Union. Ces frais doivent être principalement réglés d’ici la fin du mois d’octobre. L’affaire concerne d’anciens joueurs de rugby à XV et de rugby à XIII qui affirment que les impacts répétés à la tête ont entraîné des troubles neurologiques. Ils accusent les instances dirigeantes de ne pas avoir assuré une protection suffisante, bien que ces dernières contestent ces allégations. Les 2,8 millions de livres sterling correspondent aux frais juridiques dus aux défendeurs, et non à des dommages et intérêts à verser aux joueurs ou à une somme à payer en cas de victoire des plaignants. La plupart de ces frais doivent être acquittés d’ici fin octobre pour que les plaintes puissent se poursuivre sous leur forme actuelle. Un tournant dans l’affaire s’est produit en août, lorsque la Haute Cour a temporairement exclu des centaines de plaintes en raison de l’absence de documents d’examen neurologique fournis aux défendeurs. Le cabinet d’avocats Rylands Garth a été remplacé par KP Law, et le juge a autorisé la poursuite des réclamations concernées sous certaines conditions. La décision d’août a touché 377 joueurs de rugby à XV et 153 joueurs de rugby à XIII en raison de ces lacunes documentaires. Le tribunal a estimé que la responsabilité de fournir ces documents incombait aux plaignants, tout en tenant compte du changement de représentation juridique et des conséquences d’une exclusion définitive. Les insuffisances dans les dossiers médicaux doivent être comblées pour que les plaintes puissent avancer. Le nouveau délai rend ces conditions explicites. Les dossiers médicaux doivent être finalisés, et les frais doivent être réglés dans un délai très court. Le juge a demandé au cabinet s’il était en mesure de remplir ses obligations alors que les mêmes représentants étaient impliqués dans une procédure collective concernant le football. Le cabinet a indiqué qu’il ne poursuivrait plus cette affaire de football. Le litige est soutenu par Asertis, un financier spécialisé dans les procédures judiciaires. L’entreprise a déjà couvert les frais juridiques des plaignants ainsi que les examens neurologiques, couvrant six années de procédure. Cependant, le financement des 2,8 millions de livres sterling reste incertain. Financer les démarches d’un groupe ne signifie pas payer un quelconque montant ordonné par le tribunal à l’autre partie. Aucune information ne précise si la facture est réglée ou si elle incombe à une partie identifiée. La répartition de cette somme entre les groupes de plaignants n’apparaît pas non plus dans les éléments publiés. L’affaire n’a pas encore été tranchée sur le fond. La décision d’août a permis à des plaintes menacées de se poursuivre, sous réserve du respect des exigences procédurales. Les échéances financières et la remise des documents constituent des conditions pour aller de l’avant. Elles ne sauraient être interprétées comme un aveu de responsabilité des entités concernées ou de la causalité médicale invoquée par les joueurs. Les joueurs n’ont pas définitivement perdu leur affaire, puisque la cour a accepté de réexaminer leur situation. Toutefois, l’autorisation de poursuivre ne signifie pas que les accusations sont fondées. Certaines plaintes risquent d’être exclues tant que les conditions ne sont pas remplies, avant même l’examen des questions médicales. L’étape suivante dépendra de la régularisation des dossiers neurologiques et du paiement des frais. Leur résolution pourrait permettre d’aborder l’étape suivante, tandis que leur échec réduirait à nouveau le nombre de plaintes actives.