Selon les données officielles, 26 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans en France — soit 1,4 million de personnes — vivent sous le seuil de pauvreté. Ce chiffre met en lumière un défi majeur dans le pays, où les inégalités économiques chez les jeunes adultes constituent une préoccupation croissante. La France figure parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) où l’origine sociale d’une personne a l’impact le plus marqué sur ses résultats scolaires. L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a indiqué qu’entre 2003 et 2022, l’écart de performance scolaire entre les élèves issus de milieux favorisés et ceux issus de milieux défavorisés s’est creusé. Cela suggère que, malgré les efforts déployés pour promouvoir l’égalité des chances, les résultats éducatifs des élèves restent fortement influencés par leur statut socio-économique. En France, les élèves du département de la Seine-Saint-Denis, situé en périphérie de Paris et souvent associé à des difficultés économiques, perdent en moyenne une année scolaire en raison d’absences non justifiées. Ce problème reflète des défis systémiques plus larges dans le domaine de l’éducation, notamment les disparités en matière de qualité et de ressources entre les établissements fréquentés par des familles aisées et ceux des zones moins favorisées. Ces différences sont souvent négligées dans les débats publics et la couverture médiatique. Malgré l’accumulation de preuves sur les disparités éducatives et économiques, le sujet reste peu abordé dans les médias grand public. Ce manque d’attention pourrait freiner les efforts visant à s’attaquer aux causes profondes des inégalités, limitant ainsi les possibilités de changements politiques significatifs et de progrès social.