Une pauvreté infantile en France à un niveau record

Plus d'un enfant sur cinq vit en France sous le seuil de pauvreté, selon un rapport d'Unicef France publié le 17 octobre. Ce rapport indique que la pauvreté des enfants a atteint un niveau inédit depuis trente ans, avec près de 3 millions d'enfants touchés en 2024.

Des difficultés quotidiennes pour répondre aux besoins essentiels

Le rapport souligne que la pauvreté infantile en France se traduit par des privations quotidiennes en matière de logement, d'alimentation, de santé, d'éducation et de loisirs. Par exemple, 2 355 enfants étaient sans logement après avoir appelé le 115 pendant la nuit du 18 août 2026. En outre, 22,8 % des enfants âgés de 6 à 18 ans ont déclaré manger moins de trois repas par jour, selon la sixième Consultation nationale.

La France accuse un retard par rapport à ses voisins européens

Alors que la pauvreté infantile recule dans de nombreux pays européens, elle continue d'augmenter en France. Bien que le taux de pauvreté global en France soit légèrement inférieur à la moyenne de l'Union européenne, la situation est plus préoccupante pour les enfants, qui courent un risque de pauvreté plus élevé que leurs homologues dans les autres pays de l'UE.

Unicef appelle à l'action

Face à ces chiffres, Unicef France exhorte les responsables politiques et les candidats à l'élection présidentielle à élaborer une stratégie nationale assortie d'objectifs mesurables et de ressources pérennes. L'organisation propose d'accroître le soutien aux familles, d'adapter les aides à la hausse des coûts et d'améliorer les conditions de logement des foyers vulnérables.

Un chef religieux met l'accent sur la justice sociale

La pauvreté et la justice sociale sont des thèmes centraux dans l'enseignement du pape Léon XIV. Sa première exhortation apostolique, Dilexi te, porte sur l'amour des pauvres, qu'il décrit comme « la souffrance des innocents ». Lors d'une visite à la Maison Bakhita à Paris, il a insisté sur la dignité des pauvres et appelé à œuvrer pour les libérer de l'oppression économique et culturelle.