Baisse de la population d'enfants en France

Le nombre d'enfants âgés de 5 à 14 ans en France pourrait diminuer de 7 % entre 2024 et 2033, selon l'OCDE. Cette évolution démographique pourrait avoir des répercussions sur les besoins en enseignants et soulever des questions sur la répartition des ressources dans l'éducation.

Un rapport met en lumière les défis de l'éducation

L'édition 2026 de Regards sur l'éducation, signée par Eric Charbonnier, expert de l'OCDE, met en avant cette évolution potentielle. Charbonnier estime que le recul démographique pourrait être l'occasion d'améliorer les conditions d'enseignement, plutôt que de simplement réduire les moyens consacrés à l'éducation.

Des classes de moins en moins chargées dans les écoles françaises

Le nombre moyen d'élèves par classe dans les écoles élémentaires françaises est passé de 24 à 21, ce qui traduit une baisse des effectifs par classe. Charbonnier met toutefois en garde : utiliser cette baisse pour réduire les budgets de l'éducation pourrait aggraver les problèmes de dépenses existants par rapport aux autres pays de l'OCDE, en particulier dans l'enseignement précoce.

La France dépense davantage, mais de manière inégale

Les dépenses d'éducation de la France sont supérieures à la moyenne de l'OCDE (5,4 % contre 4,9 %), mais elles sont qualifiées de « déséquilibrées ». Par élève, les dépenses pour l'école élémentaire sont inférieures de 10 % à la moyenne de l'OCDE, tandis que celles pour le lycée sont supérieures de 28 %.

La structure du réseau scolaire français

La France dispose d'un réseau d'écoles primaires particulièrement dense, avec environ cinq écoles primaires pour chaque établissement du second degré, contre une moyenne de deux dans les pays de l'OCDE. Cette organisation traduit une volonté de maintenir les écoles à proximité du lieu de résidence des enfants.

Des perspectives pour le recrutement des enseignants

Malgré les difficultés de recrutement dans certaines disciplines et certaines régions, la baisse des effectifs d'élèves pourrait permettre d'améliorer les conditions de travail, de réduire la taille des classes et de rendre les métiers de l'enseignement plus attractifs. Les organisations syndicales estiment que cette évolution pourrait offrir l'occasion de résoudre les difficultés actuelles de recrutement et de répartition des moyens.