L’utilisation des fûts de chêne dans l’élaboration des vins français a depuis longtemps influencé le goût et la qualité des vins, en y ajoutant des arômes comme la vanille, le grillé ou les épices issus du vieillissement. Ces dernières années, cependant, certains producteurs ont choisi de mettre en avant des saveurs plus naturelles et authentiques, s’éloignant des profils très marqués des vins élevés en fût de chêne. Cette évolution reflète une tendance plus large dans la vinification, qui valorise les caractéristiques originelles des raisins et de leur terroir, c’est-à-dire les conditions environnementales dans lesquelles ils sont cultivés.
À l’occasion de son 110e anniversaire, Champagne Castelnau a lancé HC n°5, une nouvelle version de sa prestigieuse cuvée, créée par Carine Bailleul, la maître de chai. Inspirée par la forêt, cette cuvée a été développée en collaboration avec Jérôme Viard, maître tonnelier en Champagne. Ce partenariat contraste avec les défis actuels auxquels est confrontée l’industrie française de la tonnellerie, en pleine mutation. Malgré cela, Bailleul reste attachée à la relation traditionnelle entre le vin et le chêne, affirmant : « Le vin et le bois ont toujours été les deux faces d’une même pièce. Ils entretiennent une relation de fusion, où l’un rehausse l’autre et vice versa. »
La cuvée HC n°5 se distingue par des arômes de bois et de fumée issus de la forêt d’Argonne, ainsi que des notes épicées et chocolatées provenant de la forêt de Verzy. Ces caractéristiques sont encore accentuées grâce à un procédé appelé double chauffe. Bailleul n’a utilisé que quarante fûts pour cette cuvée, provenant de la Montagne de Reims, de la forêt de Champagne-Ardenne et de la forêt d’Argonne, avec des niveaux de chauffe variables. Elle précise qu’il s’agit d’une expérimentation, avec une production maximale de 5 000 à 8 000 bouteilles. « Nous voulions établir un dialogue avec les arbres, essayer de percevoir la voix réelle de la forêt, qui avait disparu au profit d’une forme de standardisation des goûts. Pour cela, nous sommes retournés aux origines, au terroir. »
Jérôme Viard ajoute que les fûts de chêne portent l’histoire des forêts dont ils sont issus, avec leurs cernes de croissance et leurs cicatrices révélant les conditions environnementales passées. Bailleul et Viard soulignent tous deux l’importance du temps dans leur travail. Il faut quatre ans pour fabriquer un fût – trois pour que le bois mûrisse et un pour la chauffe. Un temps supplémentaire est nécessaire pour que le vin vieillisse dans le fût et sur lies, un processus que Bailleul qualifie de « cette petite âme en plus, impossible à contrôler mais qui fait toute la différence ». Hannelore Chamaux-Rima, directrice générale de la marque, note que l’allongement des périodes de vieillissement permet au champagne de rivaliser avec les vins de garde. « Nous voulons tout, tout de suite, oublient souvent que les choses qui comptent vraiment demandent du temps », déclare-t-elle.
HC n°5, avec sa teinte dorée et ses reflets argentés, semble rendre hommage au célèbre N°5 créé par Ernest Beaux pour Coco Chanel en 1921. Comme ce parfum, le vin présente des couches d’arômes : des notes boisées en surface, une douceur subtile au cœur, et des fruits confits et des épices en fond. Cette nouvelle cuvée marque non seulement une étape réussie pour Champagne Castelnau, mais elle offre aussi un espoir pour l’avenir des fûts de chêne, non plus comme de simples éléments décoratifs, mais comme des composants essentiels dans l’élaboration du vin. HC n°5 sera disponible à partir du 1er octobre dans les cavistes, les restaurants et sur la boutique en ligne de Champagne Castelnau.
Champagne Castelnau dévoile une nouvelle cuvée inspirée par les arômes forestiers et la vinification traditionnelle
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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