Le Festival des sciences a débuté le 2 octobre et se poursuivra jusqu’au 12 octobre sur le thème « Saveurs savantes », organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Cette année marque le 35ᵉ anniversaire de l’événement, créé en 1991 par Hubert Curien. L’édition 2026 propose plus de 7 000 événements gratuits, visant à attirer plus d’un million de visiteurs, dont plus de 300 000 élèves et étudiants. Le thème s’inscrit dans le cadre de deux anniversaires historiques : les 100 ans du système des étoiles Michelin et les 200 ans de « Physiologie du goût », un classique de Jean Anthelme Brillat-Savarin sur le goût. Le chef Thierry Marx est le parrain de cette édition et collabore avec Raphaël Haumont, physico-chimiste à l’université Paris-Saclay, pour explorer l’avenir de la cuisine. Selon l’établissement, leur partenariat a notamment permis de concevoir des plats pour Thomas Pesquet, astronaute actuellement à bord de la Station spatiale internationale.
Ce festival s’inscrit dans une démarche plus large du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Il est lié au Programme et Équipement prioritaire de recherche (PEPR) « Systèmes alimentaires, microbiotes et santé », co-piloté par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ce programme bénéficie d’un financement de 58 millions d’euros sur sept ans. Douze organismes nationaux de recherche ont produit une publication intitulée Une recette, une recherche, qui associe des sujets de recherche à des recettes. Le lancement du festival à Paris a inclus l’ouverture par le Musée des Arts et Métiers de la Nuit des sciences le 2 octobre, avec un laboratoire culinaire où scientifiques et chefs ont travaillé ensemble. Thierry Marx a également participé à un échange avec l’astrophysicien David Elbaz lors de l’événement.
Derrière la science des saveurs se cache un secteur industriel important. Prodarom, le syndicat national des fabricants de produits aromatiques, et le Syndicat national des industries des arômes alimentaires (SNIAA), qui représentent environ 95 % des entreprises françaises du secteur, ont publié des chiffres clés en mars 2025. En 2023, l’industrie des ingrédients, des arômes et des parfums a généré un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros, employant 8 500 personnes, dont la moitié sont des femmes. Les compositions parfumées représentent 53 % de l’activité du secteur, les arômes formulés 19 % et les matières premières aromatiques 23 %. Les exportations jouent un rôle clé pour ces entreprises : 56 % d’entre elles réalisent plus de 70 % de leur chiffre d’affaires à l’étranger, et près d’un quart génèrent entre 30 % et 60 % de leurs revenus sur les marchés internationaux.
Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires du secteur a atteint 561 millions d’euros, en hausse de 4,9 % sur un an, avec des exportations en progression de 6,8 % pour atteindre 441 millions d’euros. Pour l’ensemble du premier semestre, l’activité a atteint 1,129 milliard d’euros, soit une progression de 4,7 %. La région de Grasse reste au cœur de cette industrie, avec treize entreprises locales contribuant aux statistiques de Prodarom. Ces entreprises ont généré un chiffre d’affaires de 458 millions d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 3,4 %, avec des exportations en augmentation de 5,3 % pour atteindre 394,4 millions d’euros. Les effectifs dans la zone ont atteint 4 119 salariés. Cependant, le secteur fait face à une hausse des coûts dans des domaines comme les matières premières, l’énergie, le transport, la logistique et l’emballage. La performance des entreprises varie selon leur rôle spécifique au sein de l’industrie.
Fondé à Grasse en 1850, le groupe Robertet a publié ses résultats semestriels le 17 septembre. Son chiffre d’affaires a atteint 444 millions d’euros, avec une croissance organique de 2,8 %. Le segment parfumerie a progressé de 13 %, tandis que celui des arômes a reculé de 2 %. L’entreprise aborde prudemment la fin de l’année, visant une croissance organique de 3 à 5 % pour l’ensemble de l’année 2026.
Le Festival des sciences explore saveurs et recherche lors de sa 35e édition
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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