La Semaine du Goût en France met en lumière la culture culinaire et les tendances d'embauche, la restauration étant en tête de la demande d'emplois et confrontée à des difficultés de recrutement.
Des ateliers sur le goût et l'alimentation
La 37e édition de la Semaine du Goût se déroule du 12 au 18 octobre dans toute la France. Créé en 1990, cet événement est parrainé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.Des participants issus de secteurs variés
Elle réunit des élèves, des familles et des enseignants, ainsi que des agriculteurs, des commerçants de l'industrie alimentaire, des restaurateurs et des collectivités locales. Des associations et des institutions culturelles y participent également.Activités et thèmes
Les professionnels déclarent leurs propres activités, comme des dégustations, des ateliers ou des rencontres. Cette semaine succède à la Fête de la science, organisée du 2 au 12 octobre. Cet événement avait retenu le goût et l'alimentation comme thème national.Parrainage et sujets connexes
Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avait confié le parrainage au chef Thierry Marx. Son dossier de presse mentionnait également que 2026 marque le centenaire de l'étoile Michelin. Il abordait aussi les mécanismes biologiques du goût et de l'odorat.Tendances d'embauche dans la restauration
La restauration fait partie des principaux secteurs qui recrutent. Les métiers mis en avant pendant cette semaine occupent une place importante dans les intentions d'embauche. France Travail les mesure chaque année dans son enquête sur les besoins de main-d'œuvre (BMO).Projections d'embauche pour 2026
Réalisée entre octobre et décembre 2025 auprès de 416 588 établissements, l'édition 2026 a été publiée le 21 avril. « Les employeurs ont déclaré près de 2,28 millions de projets de recrutement pour l'année. Ce volume a diminué de 6,5 % par rapport à 2025, selon l'opérateur public. »Les principaux métiers recrutés dans la restauration
Un projet de recrutement correspond à une intention d'embauche déclarée, et non à un poste effectivement pourvu. Dans ce classement, la restauration occupe les premières places en volume. Selon France Travail, les aides de cuisine et les employés polyvalents de restauration arrivent en tête, avec 97 100 projets.Les besoins de recrutement à l'échelle du secteur
Les serveurs de café et de restaurant suivent, avec 93 800 projets. Les cuisiniers totalisent 51 600 projets. Avec 319 000 projets de recrutement, l'hôtellerie-restauration figure parmi les principaux secteurs qui recrutent en 2026. L'amont agricole affiche également une forte demande.Des tensions de recrutement
Des tensions marquées touchent certaines professions. Tous secteurs confondus, 43,8 % des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs en 2026. Cette proportion atteignait 50,1 % en 2025, selon France Travail.Les difficultés dans les métiers de bouche
Toutefois, certains métiers de l'alimentation et de la cuisine se situent nettement au-dessus de cette moyenne. Parmi les bouchers, 73,8 % des projets sont considérés comme difficiles. La proportion atteint 72,1 % pour les chefs de cuisine et 57,6 % pour les cuisiniers.Comparaison avec d'autres secteurs
Ces niveaux rapprochent ces métiers des professions les plus en tension de l'industrie et du bâtiment. Dans l'industrie, les ouvriers qualifiés affichent 80,6 % de projets difficiles. Les couvreurs atteignent 79,7 % et les soudeurs 71,3 %.Variations régionales
Avec 70,5 %, les maçons qualifiés se situent légèrement en dessous des chefs de cuisine. Ces tensions ne touchent cependant pas toutes les professions de l'industrie alimentaire de la même manière. Tous métiers confondus, la part des projets difficiles varie selon les régions.Les adaptations des employeurs
Parmi les dix premiers métiers en volume, cette part va de 35,6 % en Île-de-France à 49,8 % en Nouvelle-Aquitaine. L'enquête mesure les difficultés anticipées par les employeurs, et non une pénurie de main-d'œuvre avérée. Face à ces difficultés, certains recruteurs assouplissent leurs critères.Plus de souplesse dans le recrutement
« En 2025, 74 % des employeurs confrontés à des tensions ont accepté des candidats moins expérimentés, indique France Travail. » En outre, 63 % ont embauché des profils dont la formation différait de celle initialement prévue.Des pistes pour faire face aux pénuries
L'opérateur public met en avant plusieurs leviers. Il cite le recrutement par la simulation, les formations courtes ou l'immersion professionnelle. France Travail s'est également fixé pour objectif de mener 400 000 actions de prospection auprès des entreprises en 2026.Des initiatives éducatives
Faire découvrir les métiers dès l'école. La Semaine du Goût s'inscrit, de son côté, dans une logique de découverte. Dans les écoles maternelles et élémentaires, des artisans, des chefs et des producteurs animent des « Leçons de goût », gratuites.Un impact pédagogique
Ces interventions font découvrir aux enfants les produits, leur origine et les métiers de l'alimentation, du champ à l'assiette. Selon les organisateurs, ces interventions impliquent des professionnels installés à proximité des écoles.Un soutien aux enseignants
Les enseignants inscrits ont également accès à des outils pédagogiques numériques pour prolonger l'activité tout au long de l'année.