Les syndicats d'infirmiers rejettent les visites à domicile de pharmaciens auprès des personnes âgées, les jugeant « fausse bonne idée », et rappellent leur rôle existant dans la gestion des médicaments.
Le syndicat infirmier s'oppose aux visites à domicile des pharmaciens
Des syndicats d'infirmiers ont critiqué une proposition de l'Ordre des pharmaciens visant à instaurer des visites pharmaceutiques à domicile pour les patients âgés. Ils qualifient cette idée de « fausse bonne idée » et estiment qu'elle pourrait créer des chevauchements inutiles dans les services de santé.Les infirmiers gèrent déjà les tâches liées aux médicaments à domicile
La Fédération Nationale des Infirmiers (FNI), principal syndicat infirmier, affirme que les infirmiers libéraux assurent déjà des rôles essentiels dans l'accompagnement médicamenteux à domicile. Il s'agit notamment de vérifier les ordonnances, de surveiller la prise des médicaments, de détecter les effets indésirables et de se coordonner avec les médecins, y compris pour la préparation des piluliers.La loi sur les infirmiers renforce les rôles existants
La loi sur les infirmiers de juin 2025 a renforcé ces compétences, et le 11e avenant à la convention des infirmiers libéraux vise à renforcer le suivi clinique et thérapeutique à domicile. La FNI souligne que ces rôles sont déjà reconnus par la loi et ne devraient pas être dupliqués par des visites pharmaceutiques à domicile.Le syndicat met en garde contre le risque de doublons
La FNI soutient qu'une visite pharmaceutique à domicile ponctuelle ne ferait que « capter » un risque à un instant donné, alors que les infirmiers, présents régulièrement, suivent les risques dans la durée. Cela, selon eux, pourrait entraîner des interventions redondantes et un financement supplémentaire inutile pour des tâches déjà couvertes.Les infirmiers réclament une meilleure coordination, et non davantage d'intervenants
Le syndicat plaide pour une meilleure coordination des professionnels de santé existants plutôt que pour l'introduction de nouveaux acteurs. Il suggère d'améliorer l'accès à l'accompagnement infirmier, de partager les bilans de médication réalisés en officine, de donner aux infirmiers accès aux données de dispensation et de renforcer la communication numérique entre professionnels.