Des élèves et des élèves officiers ont brièvement bloqué l'école Polytechnique en France, en soutien au mouvement lycéen, mettant en lumière les manifestations en cours dans le pays.
Des étudiants bloquent une école militaire
Une douzaine d'étudiants et d'élèves officiers ont brièvement bloqué, mardi 20 octobre, la prestigieuse école d'ingénieurs militaires Polytechnique, sur le plateau de Saclay, dans l'Essonne, en soutien au mouvement lycéen, selon un journaliste de l'AFP.Une protestation symbolique sur le campus
Des pancartes et des banderoles portant des messages tels que « Soutien aux lycéens » et « Ne pas être en colère est un privilège » ont été disposées sur des poubelles bloquant l'entrée du bâtiment principal de l'établissement, à côté d'un grand « X » (surnom de l'école) illuminé.Les professeurs attendent sous la pluie
Les professeurs de physique, venus donner cours aux élèves officiers, ont attendu de bonne humeur, sous la pluie, devant le bâtiment bloqué. « Ce n'est pas une rébellion, c'est en soutien au mouvement lycéen », a insisté auprès de l'AFP Pierre, un élève officier (dont le prénom a été modifié à sa demande).Le soutien d'autres écoles
Certains étudiants mobilisés venaient d'autres grandes écoles implantées sur le même campus. Un autre étudiant, agacé par le blocage, a tenté de le lever. « Je veux juste travailler ! », a-t-il lancé.Un blocage levé dans le calme
Peu après 8 heures, le blocage a été levé calmement par des étudiants et des pompiers rattachés à Polytechnique, afin de permettre la reprise des cours.Des perturbations dans l'enseignement supérieur
Selon le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, « hier, nous étions à 25 % » des établissements d'enseignement supérieur perturbés. « Beaucoup d'établissements sont passés à l'enseignement à distance », a-t-il déclaré sur le plateau de Franceinfo.Des blocages qui se poursuivent dans certaines régions
Ces blocages s'inscrivent dans un nouvel épisode de blocages de lycées, dont certains ont été annulés, comme à Rennes, sur ordre de la préfecture dans la nuit de lundi à mardi.