Hausse marquée des prix des carburants en France

Les prix des carburants ont fortement augmenté en France au cours des deux dernières années : le sans plomb 95-E10 a progressé de 16 % depuis septembre 2024, pour atteindre 2,01 euros en août 2026, tandis que le gazole a grimpé de 31 %, à 2,21 euros, avec un pic à 2,41 euros en septembre.

Une pression financière sur les ménages

Cette hausse pèse lourdement sur les budgets des ménages. Faire le plein d'une citadine dont le réservoir contient 35 litres peut coûter jusqu'à 77,35 euros en gazole, et 143,65 euros pour un SUV doté d'un réservoir de 65 litres. Selon une enquête de DiscoverCars, 31 % des Français interrogés se disent « très » touchés dans leur budget, contre 21 % à l'échelle mondiale.

Des changements de comportement

Malgré ces coûts en hausse, les automobilistes français adaptent leurs habitudes plutôt que de se tourner vers les véhicules électriques. Près de la moitié des personnes interrogées comparent les prix des stations (48 %) et évitent les déplacements inutiles (47 %), tandis que 38 % utilisent moins leur voiture et 25 % marchent davantage pour les courtes distances. Seuls 21 % des Français interrogés affirment n'avoir rien changé à leur façon de conduire depuis la hausse des prix des carburants, contre 30 % à l'échelle mondiale.

Une réticence à passer à l'électrique

Une enquête menée en septembre 2026 par DiscoverCars, qui a croisé les réponses de 1 110 clients internationaux avec des données publiques de l'INSEE, révèle que 57 % des Français interrogés n'envisagent pas, pour l'instant, de passer à un véhicule hybride ou électrique, un taux supérieur à la moyenne internationale (52 %). À l'échelle mondiale, seuls 8 % envisagent un véhicule électrique et 15 % un hybride, tandis que 7 % affirment avoir déjà franchi le pas.

Un contraste avec les ventes de voitures électriques

Cette réticence contraste avec le marché français du véhicule neuf, où les voitures électriques ont atteint un record, avec 41,6 % des ventes en septembre 2026 (65 247 immatriculations, soit +107,5 % sur un an). Toutefois, cela ne reflète pas le comportement de l'ensemble des automobilistes : le coût initial et les contraintes de recharge restent des freins majeurs, malgré la flambée des prix des carburants.

L'impact de la crise internationale des carburants

La crise des carburants, déclenchée par l'attaque contre l'Iran menée par les États-Unis et Israël, continue de produire des effets négatifs importants à l'échelle internationale, la France figurant parmi les pays où le gazole est le plus cher. Elle a profondément modifié le quotidien des Français, dont 38 % utilisent désormais leur véhicule moins souvent. Selon la dernière enquête de DiscoverCars, publiée en octobre de l'année dernière, 48 % des personnes interrogées comparent les prix des stations-service, et 47 % tentent d'éviter les déplacements inutiles. En outre, 25 % privilégient désormais la marche pour les trajets courts.