Monter les escaliers réduit le risque cardiaque

Une vaste étude a révélé que monter régulièrement les escaliers pourrait réduire de 39 % le risque de mourir de problèmes cardiaques et de 24 % le risque de mourir de toutes causes confondues, par rapport aux personnes qui ne montent pas les escaliers aussi souvent.

L'étude met en lumière les petits changements physiques

Les résultats, fondés sur les données de plus de 455 000 patients, suggèrent que même de petites modifications de l'activité physique, comme monter les escaliers, peuvent avoir un impact mesurable sur la santé. Une étude de 2023 incluse dans la recherche indiquait que les bénéfices pour la santé augmentent avec le nombre de marches gravies, une quantité d'environ soixante marches par jour, soit quatre étages, semblant optimale, bien que ce résultat doive être confirmé.

Les chercheurs insistent sur l'accessibilité de la montée des escaliers

Selon Sophie Paddock, l'une des auteures de l'étude et chercheuse à l'Université d'East Anglia ainsi qu'au Norfolk and Norwich University Hospital, monter les escaliers est une activité qui peut facilement s'intégrer à la vie quotidienne, que ce soit à la maison, au travail ou pendant les trajets. Les chercheurs ont montré que même de brèves périodes d'activité physique peuvent faire une différence, en particulier face au problème de la sédentarité au travail.

Le travail sédentaire est répandu en France

Le baromètre Egym Wellpass, réalisé avec YouGov en août 2025, révèle que près de sept salariés français sur dix pratiquent une activité physique au moins une fois par semaine, mais 70 % estiment que leur routine de travail est trop sédentaire, un pourcentage plus élevé qu'en Allemagne et aux États-Unis. Le baromètre souligne que les habitudes sédentaires constituent une source importante de stress, en particulier dans les grandes entreprises, où des facteurs tels que les réunions interminables, les postes de travail fixes et les bureaux fermés réduisent la mobilité, indépendamment de la volonté des individus.

Le comportement sédentaire est façonné par l'environnement

Victor Fersing, auteur du livre La chaise tue, affirme que l'environnement joue un rôle important dans le comportement sédentaire, les écrans orientant les loisirs, les villes étant organisées pour la voiture et les bureaux structurés autour des chaises et des postes de travail. Il appelle à changer la culture des entreprises, en soulignant que la norme implicite dans de nombreuses organisations veut que rester assis plus longtemps rime avec une plus grande productivité, ce qui est faux. La créativité, suggère-t-il, naît souvent en marchant, citant Steve Jobs comme exemple, lui qui tenait ses réunions en marchant.

Les employeurs peuvent favoriser le mouvement au travail

Le baromètre indique que lorsque le mouvement est valorisé par les employeurs, être plus actif au cours de la journée peut devenir plus facile, grâce à des mesures telles que l'encouragement aux micro-pauses, l'organisation de réunions en marchant ou debout, et l'installation de bureaux à pédales ou de bureaux assis-debout. Il souligne que le bien-être physique ne relève pas seulement du sport, mais de la conception du travail. Pour les salariés privés du soutien de leur employeur, prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur reste une solution viable.