L’**économie argentée**, un terme désignant les activités économiques visant à répondre aux besoins des personnes âgées, connaît une croissance rapide en France. Soutenue par l’État, elle devrait générer 130 milliards d’euros de revenus d’ici 2030. Initialement centrée sur les technologies aidant les seniors à conserver leur autonomie, comme les aides à la mobilité ou les systèmes de surveillance de la santé, le secteur est désormais perçu comme un levier de développement régional et un terrain unique pour le marketing. En 2013, un accord sectoriel avait été signé avec la participation de Michèle Delaunay et Arnaud Montebourg, contribuant à formaliser et à soutenir cette industrie en plein essor.
Le vocabulaire autour de l’économie argentée a évolué au fil du temps. Il s’est éloigné de termes comme « gérontechnologies » pour privilégier des expressions plus inclusives, telles que « technologies pour la santé et l’autonomie » ou « design pour tous ». Des événements comme le SilverEco Festival à Cannes illustrent cette évolution, cherchant à présenter le vieillissement non pas comme un déclin, mais comme une opportunité d’innovation et de changement positif. Cependant, le secteur peine encore à transformer l’intérêt potentiel des consommateurs en demande réelle. De nombreux seniors et leurs aidants ne perçoivent pas toujours la valeur des produits proposés, ce qui rend difficile la réussite des entreprises.
Nombre d’innovations dans l’économie argentée sont développées à partir de solutions plutôt que des besoins spécifiques des utilisateurs. Pour remédier à cela, des efforts sont faits pour impliquer les seniors dans le processus de création, via des initiatives comme les living labs—des environnements de test en conditions réelles—ou les hackathons, où concepteurs et ingénieurs collaborent sur de nouvelles idées. Autre défi : le coût élevé de ces innovations. Les entreprises tentent de créer des produits et services non seulement utiles, mais aussi indispensables, pour justifier l’investissement.
La France a mis en place une organisation nationale appelée **France Silver Éco**, dirigée par Luc Broussy, afin de coordonner et promouvoir le secteur. Un nouvel accord sectoriel pour 2024–2027 a également été signé, confirmant l’engagement continu de l’État. L’économie argentée cible désormais les jeunes retraités et leurs aidants, élargissant son champ d’action à la prévention, au logement et aux liens sociaux. Cette diversification a attiré un large éventail d’acteurs, des grands groupes aux start-up en passant par les institutions publiques. Le secteur cherche à s’aligner sur la politique gouvernementale du « bien vieillir », qui vise à dépasser l’image négative du vieillissement pour promouvoir une approche plus positive et proactive du grand âge.
L'économie argentée dépasse les gérontechnologies alors que le marché se développe
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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