Le Nigérian Aliko Dangote acquiert une participation de 25 % dans la société publique kényane d'oléoducs, élargissant son empire énergétique à travers l'Afrique.
Le milliardaire nigérian Dangote acquiert une participation dans la Kenya Pipeline Company
Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a acquis une participation de 25 % dans la Kenya Pipeline Company (KPC), une entreprise publique qui achemine les produits pétroliers à travers le Kenya. Cette acquisition a été annoncée lors du Financial Times Africa Summit, à Londres, ce qui souligne l'influence croissante de Dangote dans les infrastructures énergétiques régionales.Une démarche stratégique dans le secteur énergétique kényan
Cet investissement coïncide avec le début de la construction d'une importante raffinerie de pétrole à Lamu, au Kenya, un projet dirigé par Dangote et dont la capacité de production prévue est de 700 000 barils par jour. Cette raffinerie fait partie de l'empire industriel plus vaste de Dangote, qui comprend notamment les secteurs du ciment, des engrais et du sucre.La volonté du Kenya d'attirer les investissements privés
Le Kenya ouvre progressivement son capital aux investisseurs privés, et la participation de Dangote fait partie d'une part de 25 % de la KPC vendue à des entités privées. Le président kényan William Ruto a confirmé la transaction lors d'un discours, sans toutefois révéler l'identité des acquéreurs. Plus tôt cette année, le gouvernement a cédé 65 % de la KPC lors d'une introduction en bourse, un changement significatif dans la gestion des actifs publics.La stratégie financière du Kenya
Nairobi cherche à mobiliser de nouvelles ressources financières alors qu'il fait face à des contraintes budgétaires. La vente d'actions de la KPC s'inscrit dans un effort plus large visant à attirer des capitaux privés et à réduire la dépendance au financement public pour les grands projets d'infrastructure essentiels.L'expansion de Dangote en Afrique
Dangote étend sa présence dans le secteur énergétique africain, et cet investissement au Kenya renforce son ambition de jouer un rôle majeur dans la transformation du secteur énergétique du continent. Sa raffinerie existante au Nigeria, dont la capacité de production est comparable, lui permet de contrôler la chaîne d'approvisionnement pétrolier, de la production au transport, dans une région où la demande énergétique ne cesse de croître.