Amichai Chikli, le ministre israélien chargé des affaires de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme, a récemment pris la défense de Jordan Bardella après que Mediapart a révélé des contenus antisémites dans des écrits du président actuel du Rassemblement national (National Rally), un parti politique français. Bardella, qui dirige le Rassemblement national, est au cœur de polémiques en raison de ses propos enflammés et de ses liens avec des groupes d’extrême droite. Chikli l’avait d’ailleurs reçu en Israël il y a plus d’un an pour une conférence dédiée à la lutte contre l’antisémitisme. La prise de position de Chikli a suscité l’attention, d’autant plus qu’il est membre du gouvernement de Benjamin Netanyahu, lui-même engagé dans la lutte contre l’antisémitisme à l’échelle mondiale. Le Rassemblement national, qui s’efforce depuis quelques années de renforcer ses relations internationales, a salué le soutien de Chikli à Bardella, y voyant un signe d’alignement croissant entre son parti et le mouvement réactionnaire international. Le mouvement réactionnaire international désigne un réseau de groupes d’extrême droite et nationalistes à travers l’Europe et au-delà, partageant souvent des idéologies communes, comme l’opposition au multiculturalisme et à l’immigration. Bardella est considéré comme une figure majeure de ce mouvement, et son leadership au Rassemblement national est perçu comme une étape vers une influence politique accrue de ces groupes en France. Les actions de Chikli ont alimenté le débat, son rôle étant précisément de combattre l’antisémitisme à l’échelle mondiale. Ses détracteurs estiment que son soutien à Bardella pourrait apparaître comme une contradiction avec ses fonctions officielles. Pendant ce temps, le Rassemblement national continue de chercher à se rapprocher de partis et d’individus partageant les mêmes idées, consolidant ainsi sa position comme une force majeure de la politique européenne.