La réalisatrice autrichienne Andrina Mračnikar, membre de la minorité slovène de la région autrichienne de Carinthie, a dirigé Mila/Marija, un film qui explore les efforts anti-fascistes d’une partisane slovène avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Le film a été présenté en première au Festival du film de Zurich et suit Mila, qui adopte le nom de partisan Marija, alors qu’elle rejoint l’Armée des partisans slovènes en Autriche et navigue dans le paysage social et politique complexe de l’après-guerre.
Mračnikar a commencé à se documenter sur le sujet alors qu’elle était très jeune, ayant déjà réalisé trois documentaires sur la minorité slovène en Autriche et les partisans. Pour son film Les Carinthiens parlent allemand, elle a mené des entretiens avec d’anciens partisans et des survivants des camps de concentration, et a lu des ouvrages en slovène incluant des récits à la première personne de survivants et de témoins. L’œuvre de Marjan Linasi, qui a étudié l’organisation de la résistance et le calendrier des batailles, a été particulièrement influente dans la shaping de sa démarche.
Mračnikar a souligné l’importance de sélectionner une histoire spécifique parmi la vaste quantité de recherches qu’elle avait accumulées, choisissant finalement de se concentrer sur une perspective féminine. Elle s’est intéressée à explorer les décisions prises pendant la guerre et leurs conséquences à long terme. Le récit étendu du film reflète la manière dont les bouleversements politiques et les changements de l’après-guerre ont affecté des aspects personnels comme la famille et l’amour, s’inspirant en partie de l’histoire de sa propre famille.
L’utilisation de la langue dans le film est remarquable, car le dialecte slovène employé diffère considérablement du slovène standard et l’allemand y est dépeint comme un outil de pouvoir. Mračnikar a insisté sur l’importance de l’exactitude linguistique, veillant à ce que le dialecte soit représenté correctement. Cela a impliqué de corriger même les moindres erreurs grâce au remplacement automatique des dialogues. Le film ne s’appuie pas sur une seule histoire réelle, mais sur des centaines de récits authentiques, ce qui rend essentiel que tout ce qui apparaît à l’écran ait pu se produire.
L’actrice principale du film, Doroteja Nadrah, a suivi un entraînement approfondi pour incarner avec précision le dialecte slovène. Elle a étudié ce dialecte pendant plus d’un an et a même passé une semaine avec son coach dialectal. Elle et l’acteur jouant son père, Marko Mandić, se sont exercés à ne parler qu’en dialecte au téléphone pour s’immerger pleinement dans la langue.
Trouver des lieux de tournage adaptés a représenté un défi de taille. La maison familiale devait être ancienne mais accessible, et les alentours ne pas être trop modernes. La maison qu’ils ont trouvée était entourée de bois et dépourvue d’électricité, obligeant l’équipe à apporter sa propre alimentation. Cette maison était également spéciale car elle devait être représentée dans trois états différents : avant la guerre, juste après, et un peu plus tard. Le lieu était historiquement significatif, car il se trouvait dans une zone où des combats partisans avaient eu lieu. Les habitants locaux partageaient souvent l’histoire des maisons et des paysages, offrant un éclairage sur les événements qui s’y étaient déroulés.
Un cinéaste autrichien explore l'histoire des partisans slovènes dans son nouveau film Mila/Marija
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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