L'assurance vie luxembourgeoise est plus accessible en France, grâce à de nouvelles options numériques qui réduisent les barrières d'entrée et offrent des garanties plus solides que le système français.
L'assurance-vie luxembourgeoise gagne du terrain en France
L'assurance-vie luxembourgeoise connaît une popularité croissante en France depuis plusieurs années. Elle constitue une alternative aux contrats d'assurance-vie français traditionnels. Ce type de contrat permet aux épargnants d'investir dans un fonds en euros et dans différentes unités de compte, à l'instar de l'assurance-vie française classique, mais avec des conditions d'accès et des caractéristiques réglementaires différentes.Des seuils d'entrée élevés
Malgré son attrait grandissant, l'assurance-vie luxembourgeoise n'est pas accessible à tous les budgets. Les montants minimaux d'investissement varient selon les acteurs, allant de 100 000 euros chez des sociétés comme Ramify ou Meilleurtaux Placement, jusqu'à 250 000 euros chez BNP Paribas. Toutefois, de nouveaux acteurs font baisser ces barrières.De nouvelles offres numériques pour les petits budgets
Altaprofits a récemment lancé son propre produit d'assurance-vie luxembourgeoise, baptisé AltaLux Vie, accessible à partir de 50 000 euros. Cette offre entièrement digitale permet également des versements complémentaires à partir de 10 000 euros et ne facture ni frais d'entrée, ni frais sur les versements, ni frais de rachat.Frais et options d'investissement
Les frais de gestion d'AltaLux Vie s'élèvent à 0,75 %, quel que soit le support d'investissement choisi. Un arbitrage en ligne coûte un forfait de 35 euros, contre 75 euros pour une opération hors ligne. Le produit donne accès au fonds en euros Novissima ainsi qu'à un Fonds Interne Collectif (FIC) géré par Generali Wealth Solutions, offrant différents niveaux de risque et de rendement.Sécurité et avantages juridiques
L'assurance-vie luxembourgeoise comprend un dispositif de sécurité particulier, appelé « triangle de sécurité », qui sépare les fonds des épargnants des propres avoirs de l'assureur. Ce mécanisme garantit qu'en cas de faillite, les épargnants sont considérés comme des créanciers « de premier rang », contrairement à la France, où l'indemnisation est plafonnée à 70 000 euros par personne.Un intérêt croissant pour les produits luxembourgeois
Marc Peynet, directeur général d'Altaprofits, a souligné que la popularité croissante de l'assurance-vie luxembourgeoise traduit l'intérêt grandissant des investisseurs français pour la protection de leur patrimoine, la diversification patrimoniale et la flexibilité internationale. Il a affirmé que AltaLux Vie vise à rendre ces avantages accessibles à un plus large éventail d'investisseurs.