La Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) a demandé à être intégrée à un programme gouvernemental offrant une aide financière pour l’achat d’engrais azotés de synthèse. Ce dispositif, doté de 145 millions d’euros, a été mis en place pour aider les agriculteurs à faire face à la hausse des prix des engrais, elle-même influencée par la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, une route maritime essentielle pour l’approvisionnement mondial en engrais. Initialement prévu pour s’achever en septembre, le programme a été prolongé jusqu’en décembre afin d’accompagner les besoins des agriculteurs pour les semis d’automne. En septembre, le seuil d’éligibilité à l’aide a été abaissé à 350 euros à la demande des Jeunes Agriculteurs, permettant à davantage d’exploitations d’en bénéficier. Le programme propose 50 euros par tonne d’engrais azotés simples, jusqu’à 50 % de la quantité utilisée par les agriculteurs en 2025, avec une majoration à 70 euros par tonne pour ceux dont les coûts d’engrais représentent plus de 10 % de leurs dépenses totales.
La Fnab a souligné que le programme ne soutient actuellement que les engrais azotés de synthèse, excluant ainsi les exploitations biologiques, contraintes d’utiliser des engrais organiques. La fédération s’appuie sur des données de l’Insee, l’institut national de la statistique français, ainsi que sur des retours d’agriculteurs et de coopératives bio, indiquant que le prix des engrais organiques a augmenté de 10 à 30 % en 2026 par rapport à 2025, selon les régions et les types d’engrais. La Fnab a expliqué que la flambée des coûts des engrais de synthèse a poussé les agriculteurs conventionnels à se tourner vers des alternatives biologiques, ce qui a accru la demande et, par conséquent, les prix des engrais organiques. Cette situation, a-t-elle ajouté, a déjà été relevée par les propres services du gouvernement.
La Fnab demande que les achats d’engrais réalisés depuis juin 2026 soient éligibles à l’aide et sollicite l’élargissement du programme pour inclure « tous les engrais et amendements de sol autorisés en agriculture biologique », y compris un soutien rétroactif pour les achats effectués depuis le 1er juin pour la nouvelle campagne agricole. L’objectif, selon la fédération, est d’assurer « une égalité de traitement entre les agriculteurs ». La Fnab argue également que le ciblage des aides sur les engrais azotés de synthèse maintient le secteur agricole dépendant des énergies fossiles et des importations, ce qui va à l’encontre des objectifs du plan engrais présenté par le ministère de l’Agriculture.
La fédération a insisté sur le fait qu’un élargissement du programme d’aide s’inscrirait dans les objectifs plus larges des politiques environnementales et agricoles, en réduisant la dépendance aux ressources importées et en favorisant un modèle agricole plus durable. Cette demande intervient alors que l’agriculture biologique connaît un essor, avec de plus en plus d’agriculteurs cherchant à se passer d’intrants de synthèse. Le gouvernement n’a pas encore répondu à l’appel de la Fnab, mais cette affaire met en lumière la complexité des interactions entre politique agricole, pressions économiques et enjeux environnementaux.
Les agriculteurs bio demandent à être inclus dans le programme d'aide aux engrais face à la hausse des prix
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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