Le président de la COP17, en Arménie, souligne le rôle d'Erevan dans la diplomatie mondiale de la biodiversité ; le rapport State of Biodiversity Action appelle à agir davantage pour 2030.
Le ministre arménien met en avant le rôle d'Erevan dans la diplomatie pour la nature
Hambardzum Matevosyan, ministre arménien de l'Environnement et président de la COP17, a annoncé qu'Erevan serait dans les prochains jours un pôle clé des efforts diplomatiques en faveur de la conservation de la nature, à l'approche du sommet Leaders for Nature.Un nouveau rapport sur la biodiversité publié
L'annonce a coïncidé avec la publication du rapport State of Biodiversity Action, qui fait le point sur les progrès accomplis vers la réalisation du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité. Adopté en 2022, ce cadre fixe 23 cibles à atteindre d'ici 2030 afin de mettre fin à la perte de biodiversité et de l'inverser.Des dirigeants internationaux présentent les conclusions du rapport
Matevosyan s'est joint au Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, à Inger Andersen, du PNUE, et à Astrid Schomaker, de la CDB, pour présenter les principales conclusions du rapport. Ils ont décrit les mesures nécessaires pour accélérer les progrès en matière d'objectifs de biodiversité et ont insisté sur le rôle de l'intégration de la biodiversité à tous les niveaux de la gouvernance.Les efforts de l'Arménie en faveur de la biodiversité mis en lumière
Matevosyan a souligné que la biodiversité est essentielle pour l'avenir et a exhorté les gouvernements à la prendre en compte dans leurs décisions économiques et politiques. Il a relevé les progrès de l'Arménie tout en reconnaissant les défis qui restent à relever, et a insisté sur le rôle de la COP17 dans l'évaluation des progrès et la définition des actions futures.Guterres met en garde contre des objectifs climatiques et naturels non atteints
Guterres a pointé l'écart entre les objectifs annoncés et les progrès réellement accomplis, avertissant que la « guerre contre la nature » n'est pas terminée. Il a présenté le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution comme des crises interdépendantes, et a appelé à augmenter les financements et à renforcer les engagements pour y faire face.La responsable du PNUE appelle à une action urgente
Inger Andersen, du PNUE, a insisté sur la nécessité d'agir immédiatement face à la hausse des températures mondiales et aux effets climatiques à long terme. Elle a affirmé que les problèmes environnementaux doivent être traités dans leur ensemble plutôt qu'isolément, et a qualifié le cadre de Kunming-Montréal de meilleure occasion de protéger la biodiversité.La COP17 vise à améliorer les résultats mondiaux en matière de biodiversité
Astrid Schomaker a relevé des lacunes dans le rapport et a souligné l'importance de la COP17 pour améliorer les résultats et accélérer la mise en œuvre des engagements internationaux. Les participants se sont engagés à associer les peuples autochtones, les jeunes et les femmes au processus.La Déclaration d'Erevan fixe de nouveaux objectifs pour la nature
À l'issue du sommet Leaders for Nature à Erevan, la « Déclaration d'Erevan – Passer à l'action pour la nature » a été publiée. Elle réaffirme l'engagement envers le cadre de Kunming-Montréal, dont l'objectif est de mettre fin à la perte de biodiversité d'ici 2030 et de parvenir à une harmonie entre les humains et la nature d'ici 2050.La déclaration appelle à des actions plus fortes
La déclaration reconnaît que les efforts actuels ne suffisent pas à atteindre les objectifs mondiaux et exhorte à passer des intentions à des actions mesurables aux résultats durables. Le cadre de Kunming-Montréal comprend quatre objectifs à long terme pour 2050 et 23 cibles pour 2030, axés sur la préservation de la nature, l'utilisation durable des ressources et la mobilisation des financements.