Un cygne construit un nid avec des déchets plastiques sur le Danube, soulignant les préoccupations environnementales alors que la COP17 aborde les objectifs et défis mondiaux en matière de biodiversité.
Un cygne construit son nid avec des déchets plastiques
Un cygne a construit un nid à partir de déchets plastiques sur les rives du Danube, près de Belgrade, en Serbie, le 18 avril 2022, ce qui met en lumière la question croissante de la pollution plastique dans les milieux naturels.La COP17 sur la biodiversité en Arménie
La 17e Conférence des parties sur la biodiversité, appelée COP17, doit se tenir du 19 au 30 octobre en Arménie. Des représentants de 196 pays et de l'Union européenne s'y réuniront pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l'accord de Kunming-Montréal.Les objectifs de l'accord de Kunming-Montréal
L'accord de Kunming-Montréal, conclu lors de la COP15 en 2020, comprend des objectifs ambitieux, tels que la protection de 30 % des terres et des océans d'ici 2030 et la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés à la même échéance.L'importance du multilatéralisme dans les négociations sur la biodiversité
Sébastien Treyer, directeur de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), souligne que cette conférence est cruciale dans un monde où le multilatéralisme est sous pression, alors que la coopération mondiale est nécessaire pour atteindre les objectifs environnementaux.Les difficultés à mesurer les progrès
Juliette Landry, chercheuse à l'Iddri, fait remarquer que cette COP doit évaluer les progrès réalisés depuis l'accord de Kunming-Montréal, les pays ayant pris des engagements à échéance 2030, mais que mesurer ces progrès est difficile.Des disparités dans les rapports sur les progrès
Jean-Christophe Avarre, directeur du département écologie et biodiversité à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), relève de fortes différences dans la capacité des pays à rédiger des rapports sur leurs progrès, certains peinant à fournir des évaluations précises.Priorité à la mise en œuvre plutôt qu'aux nouveaux engagements
Clément Hélary, chargé de campagne forêts à Greenpeace France, affirme que cette COP se concentrera sur la mise en œuvre plutôt que sur de nouveaux engagements, le financement étant une question centrale en raison du coût élevé des efforts de conservation.Les défis du financement de la conservation
Lors de la réunion de Montréal, les États s'étaient accordés sur un budget de 200 milliards de dollars par an pour la conservation, mais les financements actuels sont bien en deçà de cet objectif. De nouveaux contributeurs, comme les pays riches en pétrole, ainsi que le financement privé par le biais de crédits biodiversité, sont envisagés comme solutions possibles.La reconnaissance des communautés autochtones
La reconnaissance des peuples autochtones et des communautés locales dans les politiques de conservation est un sujet brûlant, car ces groupes jouent un rôle clé dans la protection de la nature, mais sont souvent exclus des processus de décision. Des progrès ont été accomplis lors de la COP16, sous la présidence de la Colombie, mais les traduire en actions concrètes reste un défi.Les questions juridiques liées aux ressources génétiques
L'utilisation des ressources génétiques végétales par des industries telles que les semenciers, l'industrie pharmaceutique et celle des cosmétiques fait débat, car ces ressources sont souvent conservées dans des pays du Sud global. Il existe un vide juridique concernant le partage équitable des bénéfices, et un fonds créé en 2024 n'a pour l'instant reçu que 6 000 dollars.Un optimisme modéré quant aux résultats de la COP17
Les experts se montrent modérément optimistes quant à l'issue des discussions, estimant qu'il existe une chance faible mais réelle d'aboutir à un signal politique commun, même si des difficultés subsistent pour concilier des intérêts et des engagements divers.Les progrès et les défis persistants de la France
La France, représentée par Barbara Pompili et dont la présence de Monique Barbut est attendue, a réalisé des progrès notables dans la protection des aires marines et côtières depuis 2020. Toutefois, nombre de ces zones restent affectées par la pêche industrielle, le tourisme et la pollution.Un état de la biodiversité toujours préoccupant
Malgré les annonces du gouvernement, l'état de la biodiversité ne s'améliore pas de manière significative. La stratégie nationale française pour la biodiversité accuse du retard, et le plan de restauration ne répond pas aux attentes.