CEDEAO et AES prévoient un nouveau cadre de coopération

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Confédération des États du Sahel (AES) ont convenu d'élaborer un cadre pour organiser leurs relations après le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO, le 29 janvier 2025. Cette décision a été annoncée lors d'une réunion ministérielle à Dakar, au Sénégal, le 17 octobre 2026, coprésidée par des responsables sénégalais et burkinabè.

Des groupes de travail chargés de rédiger l'accord de coopération

Les deux organisations vont former des groupes de travail conjoints chargés de mener des discussions techniques et de rédiger un accord-cadre de coopération. Les résultats de ces discussions seront présentés aux ministres lors d'une prochaine réunion, dont la date et le lieu restent à déterminer.

La coopération se poursuit malgré les changements politiques

Cette initiative fait suite à des discussions antérieures tenues à Bamako, au Mali, en mai 2025, et reflète les liens économiques qui perdurent entre la CEDEAO et l'AES. Malgré la rupture politique, la CEDEAO prévoit de maintenir certaines dispositions permettant la libre circulation des personnes et les échanges commerciaux avec les trois pays du Sahel, ce qui souligne l'importance de préserver les liens économiques.

Les échanges commerciaux restent soutenus entre le Sahel et les pays d'Afrique de l'Ouest

Les données commerciales font apparaître une activité économique importante entre les pays du Sahel et la CEDEAO. Ainsi, les échanges du Burkina Faso avec les pays d'Afrique de l'Ouest ont atteint 2,2 milliards de dollars en 2025, tandis que ceux du Niger ont progressé pour atteindre 288 millions de dollars la même année. Ces chiffres montrent que le commerce demeure un lien essentiel malgré les changements politiques.

Les préoccupations sécuritaires favorisent la collaboration régionale

La sécurité constitue une préoccupation majeure pour les deux organisations, les groupes armés présents dans le Sahel ayant causé des milliers de morts et de nombreux incidents sécuritaires. Une meilleure coordination entre la CEDEAO et l'AES pourrait faciliter le partage d'informations, la surveillance des frontières et la lutte contre la criminalité transnationale. Toutefois, la déclaration commune ne comportait pas de plans de sécurité précis, les détails devant être arrêtés ultérieurement.