Les pays du Sahel se réunissent avec les membres de la CEDEAO

Le 17 septembre à Dakar, des représentants de l'Alliance des États du Sahel (Burkina Faso, Mali et Niger) ont tenu leur première réunion officielle avec des membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui ne compte plus désormais que 12 pays. Cette rencontre marque une étape symbolique vers la réconciliation, après que les pays du Sahel ont quitté la CEDEAO en janvier 2024 et s'en sont officiellement retirés un an plus tard.

La CEDEAO redessine ses contours

Le groupe de la CEDEAO a connu une profonde transformation, son nombre de membres étant réduit à 12 pays, à l'exclusion des pays du Sahel. Ce changement reflète une évolution des priorités politiques et économiques régionales, les pays du Sahel ayant développé leur propre coopération régionale au sein de l'Alliance des États du Sahel. Les États côtiers forment désormais le cœur de la CEDEAO restructurée.

Efforts pour reconstruire la coopération

La réunion visait à établir un cadre de coopération entre l'Alliance des États du Sahel et la CEDEAO restructurée. Toutefois, aucun accord formel ni plan détaillé n'a encore été finalisé, les deux groupes continuant de composer avec les conséquences de leur rupture politique et économique. L'objectif est de favoriser la collaboration malgré les tensions persistantes.

Un appel à la retenue

La Sierra Leone, membre de la CEDEAO restructurée, a exhorté ses homologues à « mettre les émotions de côté dans le processus de réconciliation ». Cet appel souligne la nature délicate des négociations, alors que les deux parties cherchent à rebâtir la confiance et la coopération tout en gérant des différends politiques non résolus.

L'interdépendance économique, un atout essentiel

Les pays du Sahel dépendent largement des axes de transport qui relient leurs économies enclavées aux marchés côtiers des membres de la CEDEAO. En retour, les États côtiers tirent profit des activités économiques des pays du Sahel. Cette dépendance mutuelle souligne l'importance de maintenir les liens économiques, même si les divergences politiques persistent.