Le PCF de Besançon, en partenariat avec l’Union CGT du Doubs et le CoDéS 25 (Collectif de défense de la santé du Doubs), a publié un communiqué exprimant sa solidarité avec les jeunes victimes de violences et de répression. Le texte souligne l’importance de répondre aux aspirations de la jeunesse par des politiques sociales ambitieuses, notamment en matière d’emploi, de formation, d’autonomie, de services publics et de logement. Il appelle à un dialogue constructif avec les jeunes, leurs organisations, ainsi qu’avec les acteurs de l’éducation, des associations et des syndicats. Ce communiqué vise à rassembler les forces de gauche, les écologistes, les syndicats, les associations et les citoyens de Besançon autour d’un message commun de soutien, de justice sociale et de rejet de la stigmatisation. Le texte met en avant l’urgence d’écouter la colère des jeunes, dont les préoccupations, frustrations et revendications sont souvent ignorées, minimisées ou réduites à une question d’ordre public. Il pointe des problèmes structurels, tels que la dégradation des conditions de vie, le recul de l’âge de la retraite, la précarité de l’emploi, la hausse des coûts, l’inflation alimentaire, l’aggravation des conditions climatiques et les inégalités urbaines persistantes. Ce mouvement reflète un scepticisme croissant chez les jeunes envers les promesses récurrentes des politiques économiques libérales portées par le Medef et les gouvernements successifs depuis cinquante ans. Selon le communiqué, les jeunes ont compris que la richesse ne se diffuse pas naturellement depuis le sommet de la société, que les emplois ne se trouvent pas « dans la rue », et que les grandes entreprises profitent des aides publiques pour délocaliser ou satisfaire leurs actionnaires. À l’instar des Gilets jaunes, le texte estime que la droite, le bloc central et le président Macron n’ont répondu qu’en recourant à la répression, cherchant à étouffer toute velléité de changement. Il s’interroge : Macron va-t-il tenter la même manœuvre d’un « Grand débat » après avoir blessé physiquement des manifestants ? Le texte met en garde contre une possible instrumentalisation des incidents par le gouvernement, les médias et le Rassemblement national (RN), qui pourraient chercher à diaboliser l’ensemble des jeunes dans la rue. Il rappelle des précédents historiques où les détenteurs du pouvoir ont tiré profit du chaos social et des excès, et met en garde contre la possibilité pour l’exécutif et son président de regagner une crédibilité politique en se posant en garant de l’ordre. Le communiqué exprime sa confiance dans la capacité des jeunes à s’organiser, à canaliser leur énergie et à éviter les violences qui mettent en danger les personnes ou endommagent les biens et services publics. Il plaide pour un virage radical des politiques publiques, incluant la fin des subventions aux entreprises, un investissement massif dans les écoles et la formation, ainsi que la création d’emplois pour garantir l’indépendance financière des jeunes.