Le prix Meilleur Livre étranger 2026 a réduit sa sélection à neuf titres, dont six en fiction et trois en non-fiction. À l’origine, douze ouvrages avaient été retenus en septembre : neuf en fiction et trois en non-fiction. Créé en 1948 par un groupe de directeurs littéraires issus de maisons d’édition, ce prix figure parmi les plus anciens récompenses françaises dédiées à la littérature traduite. Chaque année, il distingue un livre de fiction et un essai publiés à l’étranger puis traduits en français. Depuis 2011, le prix bénéficie du soutien de Sofitel, et sa cérémonie se tient au Sofitel Paris Le Faubourg. Manuel Carcassonne et Anne Freyer assurent la direction du secrétariat général du prix, tandis que le jury compte des personnalités marquantes comme Daniel Arsand, Nathalie Crom, Gérard de Cortanze, et d’autres. Parmi les titres de fiction en lice figure Lazar de Nelio Biedermann, traduit de l’allemand par Rose Labourie et publié aux éditions Belfond. Les autres nommés en fiction sont La Fête (The Party) de Lucy Fricke, traduit de l’allemand par Isabelle Liber et publié au Quartanier ; Un seul jour (Only One Day) de Marco Lodoli, traduit de l’italien par Louise Boudonnat et publié chez P.O.L ; Le Soldat qui se souvient (The Remembered Soldier) d’Anjet Daanje, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin et publié chez Gallimard ; Fonseca de Jessica Francis Kane, traduit de l’anglais par Mona de Pracontal et publié à La Table Ronde ; ainsi que John, fils de John (John, Son of John) de Douglas Stuart, traduit de l’anglais par Charles Bonnot et publié aux éditions Globe. En non-fiction, les ouvrages sélectionnés sont Pessoa. L’œuvre-vie (Pessoa. The Life-Work) de Richard Zenith, traduit par Nicolas Richard et publié au Seuil ; Une nation d’étrangers (A Nation of Strangers) d’Ece Temelkuran, traduit de l’anglais par Christel Gaillard-Paris et publié chez Stock ; et Le Fils de l’oligarque (The Oligarch’s Son) de Patrick Radden Keefe, traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel et publié aux éditions Belfond. En 2025, le prix de fiction avait été décerné à Carys Davies pour Clarification, publié à La Table Ronde dans une traduction de David Fauquemberg. Le lauréat du prix non-fiction était Leila Guerriero pour L’Appel (The Call), publié par Rivages dans une traduction de Maïra Muchnik. Un prix spécial avait également été remis à Judith Koelemeijer pour Etty Hillesum. Le Récit de sa vie (Etty Hillesum. The Story of Her Life), publié au Seuil et traduit par Philippe Noble et Isabelle Rosselin. Les livres sélectionnés reflètent une diversité de voix et de thèmes internationaux, soulignant l’importance de la littérature traduite pour connecter les lecteurs du monde entier. Le ou la lauréat·e final·e sera dévoilé·e lors de la cérémonie à venir, qui reste un événement marquant du calendrier littéraire français.