Des habitants de Mamoudzou protestent contre une hausse de 95 % de la taxe foncière, qu'ils jugent injuste et insoutenable pour les retraités, et demandent un examen juridique de cette augmentation.
Des collectifs dénoncent la hausse de la taxe foncière à Mamoudzou
Les collectifs « Tous contre les taxes excessives à Mayotte » et « Femmes leader » critiquent une hausse de 95 % de la taxe foncière à Mamoudzou, qu'ils qualifient d'« inacceptable ». Ils se disent prêts à engager des actions en justice et estiment que cette taxe est injuste, en particulier pour les retraités aux pensions modestes.Des critiques sur les décisions du maire
Les collectifs accusent le maire, Amdilwahedou Soumaïla, de « trahison » et affirment que les résultats des élections municipales auraient été différents si la hausse de la taxe n'avait pas été appliquée. Ils ont lancé une pétition en ligne qui a recueilli près de 3 000 signatures et demandent à l'État d'examiner la légalité de la hausse de la taxe.Des habitants pointent les difficultés économiques
Des membres des collectifs reprochent au maire d'avoir augmenté les impôts sans tenir compte de la hausse des prix et des conséquences du cyclone Chido. Ils soulignent la forte augmentation du coût de matières premières comme le ciment, passé de 160 euros la tonne avant le cyclone à 280 euros aujourd'hui.Critiques sur la reconstruction et la régularisation foncière
Les habitants s'interrogent également sur la lenteur des procédures de régularisation foncière, en relevant que seuls 3 000 à 4 000 foyers paient la taxe foncière, alors que le dernier recensement dénombre environ 72 000 habitants. Ils estiment injuste que 20 % de la population paie pour les 80 % restants.Le maire défend la hausse de la taxe
Le maire de Mamoudzou, Amdilwahedou Soumaïla, a expliqué que la hausse de la taxe pour 2026 était nécessaire pour faire face aux dégâts causés par le cyclone Chido, estimés à 91,7 millions d'euros. Les indemnisations des assurances ont été limitées, et les financements promis par l'État ont pris du retard.Les efforts de la commune pour gérer la reconstruction
Le maire a déclaré que la commune avait utilisé ses propres recettes, notamment des emprunts bancaires, pour accélérer la reprise, notamment la réouverture des écoles, le rétablissement de l'éclairage public et la reconstruction des bâtiments publics. Il a insisté sur le fait que la hausse de la taxe reste mesurée et nécessaire à la reconstruction.