Exécutions signalées dans l'est de la Libye

Human Rights Watch (HRW) a annoncé le 14 octobre 2026qu'au moins 31 personnes avaient été exécutées par les autorités militaires dans l'est de la Libye depuis la fin du mois d'août. Il s'agit de la première exécution confirmée dans le pays depuis 2010, selon cette organisation non gouvernementale.

Forces militaires accusées d'exécutions

HRW accuse les Forces armées arabes libyennes, dirigées par le maréchal Khalifa Haftar, d'avoir procédé à ces exécutions. Les condamnations ont été prononcées à l'issue de procès militaires secrets, critiqués pour des actes de torture présumés et pour l'absence de procédure régulière.

Procès secrets et manque de transparence

Des organisations de défense des droits humains ont condamné les procès militaires à huis clos, les aveux présumés obtenus sous la torture et les condamnations prononcées sans garanties judiciaires suffisantes. Plusieurs victimes avaient été arrêtées à Benghazi et à Derna lors d'affrontements survenus entre 2014 et 2018.

Familles privées d'informations

Selon Amnesty International, certaines familles n'ont pas été informées des exécutions et n'ont pas pu récupérer les corps de leurs proches. Cette situation accroît la détresse de familles déjà touchées par des années de conflit dans la région.

Division politique persistante

Ces accusations surviennent dans un contexte d'instabilité politique persistante en Libye, pays divisé depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays reste partagé entre deux autorités rivales, l'une basée à Tripoli et l'autre dans l'est de la Libye.