Analyse de l'ensilage de maïs : des écarts importants

After a dry summer in 2026, the first analyses of maize silage have reached livestock farms in the Greater West region. These analyses show wide variations in the nutritional profiles of the maize, which require farmers to recalculate feed rations before adjusting forage amounts and concentrate types. While the 8 samples analyzed do not represent the entire harvest in the region, they highlight the discrepancies that could affect winter feeding strategies. Wait, I need to correct my output: the heading and first paragraph above were left in English. Here is the complete, correctly translated body:

Analyse de l'ensilage de maïs : des écarts importants

Après un été sec en 2026, les premières analyses d'ensilage de maïs sont parvenues aux exploitations d'élevage de la région Grand Ouest. Ces analyses révèlent de fortes variations dans les profils nutritionnels du maïs, ce qui oblige les éleveurs à recalculer leurs rations avant d'ajuster les quantités de fourrage et le type de concentrés. Bien que les 8 échantillons analysés ne représentent pas l'ensemble de la récolte régionale, ils mettent en évidence des écarts susceptibles d'affecter les stratégies d'alimentation hivernale.

Une teneur en amidon très variable dans le maïs 2026

La première observation notable concerne la variation de la teneur en amidon, qui se situe entre 17,2 % et 38,1 % de la matière sèche, avec une moyenne de 26,1 %. Cinq des huit échantillons contiennent moins de 22 % d'amidon, tandis que trois dépassent 33 %. Cette moyenne est nettement inférieure à la moyenne de 33 % indiquée dans le bilan national 2025 d'Arvalis. Malgré cela, la valeur énergétique moyenne reste similaire, ce qui suggère que la baisse de l'amidon n'est pas généralisée à l'ensemble de la récolte 2026.

La sécheresse affecte différemment le maïs selon les stades de croissance

Le manque d'eau pendant l'été a eu des effets variables selon le stade de développement de la plante. Une sécheresse autour de la floraison peut limiter la pollinisation et entraîner des pertes de grains, tandis qu'une sécheresse plus tardive affecte le remplissage du grain. Cependant, certains plants de maïs stressés précocement fournissent encore des tiges et des feuilles digestibles, qui peuvent contribuer à la valeur énergétique globale du fourrage. Cela signifie qu'une teneur plus faible en amidon ne se traduit pas forcément par une moindre valeur nutritionnelle, d'autres composants pouvant compenser.

La teneur en fibres et leur digestibilité sont des facteurs clés

Les teneurs en cellulose brute des échantillons analysés se situent entre 17,2 % et 25,7 % de la matière sèche, les cinq échantillons pauvres en amidon présentant les niveaux les plus élevés. Cela indique une proportion plus importante de parties végétatives, qui contiennent davantage de fibres. Toutefois, la quantité de fibres ne correspond pas à leur digestibilité. Les résultats de laboratoire doivent être combinés à l'observation du fourrage, de la ration distribuée et des performances des animaux pour bien comprendre le fonctionnement de la ration.

Ajuster les rations en fonction de la teneur en amidon

Une ration journalière de 12 kg de matière sèche issue d'un maïs à 20 % d'amidon apporte 2,4 kg d'amidon, contre 4,2 kg pour un maïs à 35 %. Cette différence de 1,8 kg d'amidon par vache et par jour doit être prise en compte dans l'ensemble de la ration, mais elle ne signifie pas automatiquement qu'il faille ajouter des céréales. D'autres fourrages, les sucres et les concentrés déjà présents doivent également être pris en compte, ainsi que les objectifs de production de l'exploitation.

La concentration énergétique et la quantité de fourrage comptent

Si la valeur nutritionnelle par kilogramme de matière sèche peut être élevée, une récolte moins abondante peut tout de même entraîner un déficit énergétique important. Par exemple, une récolte de 12 tonnes de matière sèche par hectare à 0,96 UFL/kg fournit 11 520 UFL par hectare, alors qu'une récolte de 7 tonnes n'en fournit que 6 720, soit une baisse de près de 42 %. Une bonne analyse ne dispense pas d'évaluer la disponibilité totale en fourrage. Ces résultats soulignent l'importance de mesurer les stocks, d'actualiser les analyses et de garantir une ingestion suffisante pour une ration équilibrée.