Des essais menés en 2025-2026 ont testé des céréales immatures destinées à l'alimentation animale, l'orge d'hiver affichant un rendement élevé mais une valeur nutritive plus faible.
Essais sur céréales immatures
Les essais menés en 2025 et 2026 par Arvalis et l'Institut de l'élevage ont testé les céréales récoltées immatures comme source de fourrage, en se concentrant sur l'orge d'hiver, l'orge forestière et l'avoine d'hiver. Ces essais visaient à évaluer la viabilité de ces cultures sur le marché des fourrages.Lieux des essais et méthodes
Les essais ont été réalisés dans la Meuse et en Loire-Atlantique par Arvalis, et dans le Morbihan par l'Institut de l'élevage. Les céréales ont été semées entre le 15 septembre et le 15 octobre, avec deux apports d'azote dans des conditions de température précises, espacés de 30 jours.Récolte et techniques
La récolte a eu lieu entre le 8 et le 22 avril. L'ensilage a été retenu comme la technique la plus adaptée, en raison de teneurs en matière sèche comprises entre 18 et 20 %. Cette méthode permet de préserver la valeur nutritive du fourrage.Rendement et données nutritionnelles
Sur les trois sites d'essai et les deux années, le rendement moyen était d'environ 4,5 tMS/ha, avec une valeur comprise entre 0,9 et 1 UFL/kgMS et 12 à 15 % de MAT. L'orge fourragère a atteint un rendement de 4,8 tMS/ha, avec des valeurs spécifiques de matière sèche et de nutrition.Performances comparées
L'avoine d'hiver a produit 4 tMS/ha, avec 19,2 % de matière sèche, 13,80 % de MAT et 1,01 g/kgMS d'UFL. L'orge forestière a produit 3,8 tMS/ha, avec 18,9 % de matière sèche, 14,91 % de MAT et 0,94 g/kgMS d'UFL. L'orge d'hiver présentait un rendement plus élevé, mais une valeur nutritive légèrement inférieure à celle des autres céréales testées.Coûts de production et potentiel de rendement
Le coût de production de l'orge d'hiver est d'environ 110 euros par tMS, hors main-d'œuvre. Les observatoires d'Arvalis indiquent un potentiel de rendement de 2,2 tMS/ha au stade épi à 1 cm et de 5,4 tMS/ha au stade étalement de la dernière feuille. Les tables de l'Inrae de 2018 indiquent une valeur d'UFL de 0,76 g/kgMS à floraison, avec 12 % de MAT.