Le sorgho s'impose comme une culture résistante au climat, pouvant remplacer le maïs en Europe face à la pénurie d'eau et à la hausse des températures.
Le sorgho, une culture résistante au climat
Une étude menée par l'Inrae et AgroParisTech montre que le sorgho peut supporter des températures élevées et le manque d'eau, ce qui en fait une culture potentiellement résistante au changement climatique. Ce constat est particulièrement pertinent, car la production française de maïs a connu un recul important ces dernières années.Production française de sorgho et de maïs
En France, le sorgho est cultivé sur 33 307 hectares en 2026, contre 1 090 649 hectares de maïs grain. Les récoltes de maïs en France sont à un niveau historiquement bas, avec une baisse de rendement de 26,5 % par rapport à 2025, tandis que la production de sorgho a connu un recul plus modeste, de 16,8 %.Présence du sorgho dans le monde et en Europe
Le sorgho est principalement cultivé dans les régions arides, avec 47 % de la production mondiale en Afrique et 17 % aux États-Unis. En Europe, sa place reste marginale : il ne couvre qu'environ 0,1 % de la surface agricole du continent, malgré son potentiel à prospérer dans les conditions du changement climatique.Évolution projetée des rendements
Selon l'étude publiée dans Earth's Future, les rendements du sorgho en Europe pourraient augmenter dans le nord et légèrement diminuer dans le sud sous l'effet du changement climatique. Entre 2050 et 2100, le rendement moyen pourrait atteindre entre 3,4 et 3,8 tonnes par hectare, contre 3 tonnes par hectare aujourd'hui.Le sorgho comme alternative au maïs
Les chercheurs suggèrent que le sorgho pourrait remplacer près de 90 % du maïs utilisé pour l'alimentation animale en Europe s'il était cultivé une année sur trois. Le sorgho nécessite moins d'irrigation que le maïs, qui occupe actuellement 38 % des terres agricoles irriguées en France, ce qui pourrait libérer de l'eau pour d'autres cultures et améliorer la sécurité alimentaire.