En décembre 1959, le barrage de Malpasset s’est effondré après un mois de pluies diluviennes, libérant une vague de boue haute de dix mètres qui a déferlé dans la vallée du Reyran avant d’atteindre les faubourgs de Fréjus. Construit en 1952 et conçu en forme d’arche, le barrage retenait 50 millions de litres d’eau avant de céder. La catastrophe a fait 423 morts, dont 135 enfants, et des milliers de blessés. Aucun signe avant-coureur n’avait alerté sur le danger que représentait le barrage, et l’effondrement a été soudain. Le barrage de Malpasset était l’un des plus grands de France à l’époque de sa construction, et son échec a constitué un désastre majeur en ingénierie. L’événement a conduit à une réévaluation des normes de sécurité et des pratiques de construction des barrages en Europe. L’effondrement a été attribué à une combinaison de facteurs : la conception du barrage, les fortes précipitations et la géologie locale. Soixante ans après la tragédie, des survivants se sont réunis sur le site pour se remémorer les événements de ce jour-là. Parmi eux figurait Simone Mercier, âgée de 12 ans au moment de l’effondrement. Elle a partagé son récit personnel de la tragédie, offrant un aperçu de la peur et du chaos vécus par ceux qui ont survécu. Son témoignage, comme ceux des autres, contribue à préserver la mémoire de la catastrophe et des vies perdues. Le retour des survivants sur les lieux a servi à la fois de commémoration et de rappel de l’importance de la sécurité des infrastructures. L’événement a mis en lumière l’impact durable de la catastrophe sur la communauté et la résilience de ceux qui ont survécu. Il a aussi souligné la nécessité d’une vigilance constante dans la planification technique et environnementale pour éviter de nouvelles tragédies à l’avenir.