Trois nouvelles stations prévues sur la ligne 1

Selon Reporterre, trois nouvelles stations (Les Rigollots, Grands Pêchers et Val-de-Fontenay) pourraient être construites sur la ligne 1, Val-de-Fontenay servant de terminus. Ce prolongement vise à améliorer l'accès aux transports en commun dans le sud de Fontenay-sous-Bois et de Montreuil, des secteurs aujourd'hui mal desservis par les services existants.

Une alternative au RER A surchargé

Les contributeurs à la concertation considèrent le projet comme une éventuelle alternative au RER A, un réseau ferroviaire régional souvent surchargé. Île-de-France Mobilités prévoit que la nouvelle ligne transportera entre 80 000 et 90 000 voyageurs par jour d'ici 2040, selon la même source. Le coût estimé du projet s'élève à 1,7 milliard d'euros. S'il est approuvé, les travaux pourraient commencer dans un délai de quatre ans, avec une mise en service attendue en 2040.

Des arbres menacés près du bois de Vincennes

Le chantier se situerait à proximité du bois de Vincennes, le long de l'avenue de Nogent, sur une superficie d'environ un hectare. Selon le collectif écologiste Touche pas à mon bois, le projet pourrait entraîner l'abattage de 221 à 337 arbres, selon le scénario de construction retenu. Île-de-France Mobilités affirme avoir limité l'impact en réduisant la surface du chantier et le nombre d'arbres concernés.

Replantation et mesures de compensation

Le directeur des infrastructures d'Île-de-France Mobilités, Arnaud Crolais, a indiqué que trois à quatre arbres seraient replantés pour chaque arbre abattu. Ce plan s'inscrit dans une démarche visant à atténuer l'impact environnemental du projet. Les associations environnementales estiment toutefois que cette compensation est insuffisante et que le projet pourrait nuire à la biodiversité locale, notamment lors des canicules.

Des clivages politiques et environnementaux

Le projet divise les élus locaux et les associations environnementales. Les maires de Fontenay-sous-Bois et de Montreuil soutiennent le prolongement, y voyant une solution très attendue pour améliorer la mobilité et promouvoir la justice sociale. Certains contributeurs à la concertation considèrent que le projet permettrait de réduire la dépendance à la voiture. En revanche, le collectif Touche pas à mon bois et d'autres acteurs s'opposent au projet, invoquant les risques de dégradation environnementale et une compensation jugée insuffisante.

Une nouvelle concertation publique prévue

Une nouvelle concertation préalable doit se tenir du 5 octobre au 11 décembre 2026, sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). Trois garants indépendants veilleront au bon déroulement de la procédure. Cette phase vise à recueillir l'avis du public sur le projet, ses alternatives et ses effets sur l'environnement. Île-de-France Mobilités et la RATP ont publié un nouveau dossier de concertation présentant l'avancement du projet et les études qui l'accompagnent.