Projet Réunion Express à l'étude

La Région La Réunion envisage de créer un budget spécial pour étudier le projet de train Réunion Express, qui relierait par le rail plusieurs parties de l'île. Le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) a demandé une évaluation de la manière dont les employeurs pourraient contribuer financièrement, alors que le débat public se poursuit.

Le débat sur le financement prend de l'ampleur

Le financement du Réunion Express devient un sujet central dans la planification du futur réseau ferroviaire de l'île. Dans un avis publié le 30 octobre, les commissions du CESER ont demandé une analyse de l'impact potentiel d'une contribution financière des employeurs, qui concernerait à la fois les entreprises locales et les futurs usagers du train.

Périmètre du projet et coût estimé

Le Réunion Express doit être une ligne ferroviaire de 140 kilomètres reliant Saint-Benoît à Saint-Joseph par le nord de l'île. Selon le document du CESER, son coût est estimé entre 4 et 6 milliards d'euros. Toutefois, le projet reste au stade de la discussion, sans tracé définitif ni plan de financement arrêté.

Structure budgétaire proposée

Le 30 octobre, l'assemblée régionale a examiné un budget dédié aux études du Réunion Express. Ce budget couvrirait des dépenses de recherche, des projections de recettes et des engagements financiers à long terme. Il serait géré séparément, comme un service administratif interne, jusqu'à la création d'une future société de projets majeurs de La Réunion.

Sources de financement et études d'impact

L'avis du CESER souligne que le budget préparatoire ne finalise pas le financement du train. Les montants précis, les échéanciers et les cofinancements sécurisés restent à déterminer. Une source potentielle est le versement mobilité rural et régional (VMRR), un impôt qui pourrait être imposé aux employeurs. Une étude d'impact préliminaire est nécessaire pour évaluer les recettes attendues et les éventuels chevauchements avec les impôts existants.

Considérations économiques et sociales plus larges

Le CESER demande également d'examiner comment le projet pourrait affecter l'emploi, les coûts du travail et d'autres investissements régionaux. Il recommande d'évaluer ces facteurs avant toute décision. À ce stade, l'avis esquisse une piste de financement mais ne propose ni taux de contribution précis ni nouvel impôt.

Implications pour les transports et la mobilité

Pour les entreprises et les habitants de Saint-Denis, de Sainte-Marie et des autres communes du nord, l'intérêt du projet dépendra de la mobilité qu'il offrira et de son intégration aux systèmes de transport existants. La proposition prévoit 25 gares desservant 16 villes, bien que ces détails soient encore en discussion.

Participation du public et retours

La Commission nationale du débat public recueille les avis jusqu'au 26 novembre 2026. Les habitants peuvent consulter les options de tracé proposées, poser des questions et commenter le financement, les services et les impacts environnementaux. Le train envisagé serait principalement destiné aux voyageurs, mais pourrait aussi transporter des marchandises ; la fréquence et les détails de coût restent à définir.

Suites et influence possible

Après le débat, la Commission nationale du débat public établira un rapport et une synthèse. La Région décidera ensuite de la suite à donner au projet, en tenant compte de l'ensemble des contributions reçues. Les avis des entreprises et des habitants pourront encore influencer les décisions futures.