Le record de Jeanne Calment, morte à 122 ans, reste inégalé alors que les scientifiques explorent les limites de la durée de vie humaine et les défis du vieillissement.
Le record de longévité humaine reste inchangé
Depuis plus de 150 ans, les progrès de la médecine, des vaccins et des antibiotiques ont fait progresser l'espérance de vie moyenne des humains. Pourtant, l'âge maximal jamais enregistré, 122 ans et 164 jours, atteint par Jeanne Calment, n'a toujours pas été dépassé, et ce, près de 30 ans après sa mort.Un prix Nobel sur le vieillissement
Venki Ramakrishnan, lauréat du prix Nobel de chimie en 2009, estime que battre le record actuel de longévité nécessiterait de cibler directement les mécanismes biologiques du vieillissement. Il l'a expliqué lors d'un entretien accordé à l'Université de Chicago, en soulignant que, si l'espérance de vie moyenne a augmenté, la durée de vie maximale de l'être humain semble être une limite fixe.Un risque qui grimpe avec l'âge
Venki Ramakrishnan souligne que le risque de mourir augmente fortement avec l'âge. Par exemple, ce risque est de 0,1 % par an à 25 ans, mais il atteint 16 % à 100 ans. Selon son analyse, les personnes qui atteignent 108 ans n'ont plus qu'une chance sur deux de survivre une année supplémentaire.Les limites théoriques de la durée de vie humaine
Venki Ramakrishnan affirme qu'aucune loi physique n'empêche les humains de vivre jusqu'à 150, voire 200 ans. Cependant, l'usure progressive de l'organisme, notamment le déclin des mécanismes de réparation cellulaire, constitue un obstacle majeur. Ces questions sont développées dans son livre Why We Die.